Tambacounda – Protection de l’Enfant : Le juge Bouna Diakhaté pour une refondation du Droit à l’adoption.

La journée internationale de l'enfant à Tambacounda

Pour célébrer la Journée internationale de l’Enfant du 20 novembre dernier, l’Inspection régionale de l’Education

Surveillée et de la Protection Sociale a organisé un atelier de sensibilisation et de formation sur la thématique « la Protection de remplacement : l’adoption, l’administration légale et la tutelle », ce lundi 26 novembre 2018 à la salle de gouvernance de Tambacounda.

La rencontre présidée par l’Adjointe au gouverneur chargée des Affaires de développement, Mme Marigo Awa Diop Ndiaye, a réuni les acteurs régionaux de la protection de l’enfant et enregistré une communication sur le thème « la Protection de remplacement : adoption nationale, administration légale et tutelle » donnée par le président du Tribunal pour enfants de Tambacounda, M. Bouna Diakhaté.

Le juge Bouna Diakhaté en a profité pour laisser entendre que le Droit à l’adoption consacré par le Code sénégalais de la famille doit être refondé. D’après lui, ce droit comporte des obstacles.
Pour tout célibataire désirant adopter un enfant, le Code de la famille lui exige d’avoir au moins 35 ans d’âge. Cette condition est considérée par le juge Bouna Diakhaté comme un obstacle. C’est pourquoi, il a estimé que des points doivent être améliorés.
« La nécessité aujourd’hui est de refonder notre droit en la matière afin que les conditions soient simples », a-t-il fait savoir.

Outre cela, le président du Tribunal pour Enfants de Tambacounda a souligné le manque de centre dans la région en matière de protection de l’enfant, parlant même de « désert infrastructurel ».
L’inspecteur de l’Education Surveillée et de la Protection Sociale des régions de Tamba et Kédougou, M. Cheikhou Diop, s’est joint aussi à cette remarque du juge.
« Au niveau de Tamba, nous avons un problème d’établissement d’accueil(…). Il n’y a pas de structure qui peut accueillir les enfants abandonnés, les enfants trouvés, les enfants orphelins(…). Il y a des structures qui sont là, mais elles n’ont pas de personnel qualifié, ni de moyens et de centre d’accueil approprié(…) », a dit à la presse Cheikhou.

Amédine FAYE (Correspondant permanent à Tambacounda)
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