Renforcement des moyens de subsistance des femmes vivant en milieu rural : Tambacounda bénéficie du premier projet du GAFSP.

Le renforcement des moyens de subsistance des femmes à Tambacounda

Le Gouverneur de la région de Tambacounda a officiellement lancé le « projet de renforcement des moyens de subsistance des

femmes vivant en milieu rural pour un développement économique durable dans la région de Tambacounda », ce mardi 23 octobre 2018 à Tambacounda (commune).
C’est en présence d’une délégation de la Représentation de la FAO au Sénégal, de représentants du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, d’organisations de producteurs de la région, d’ONG, etc.
Mame Diobo Ndiéne, expert Politique-institution à la Représentation de la FAO au Sénégal, a indiqué devant la presse que le projet, le premier du genre au Sénégal, est destiné à :
« Appuyer les deux organisations dans un dispositif de production, de transformation, de commercialisation, notamment en direction des femmes vivant en milieu rural et renforcer leur pouvoir économique, mais aussi leur pouvoir politique au niveau de ces organisations-là étant donné qu’elles sont considérées comme les soutiens en matière de sécurité alimentaire(…) de transformation et de commercialisation(…) ».
En plus du renforcement des capacités organisationnelles, managériales, administratives et financières, de l’appui direct en équipements de transformations, du développement de nouvelles activités économiques, un appui financier est également assuré dans le projet.
« (…) Un guichet ouvert par le GAFSP (Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire) sera destiné aux producteurs, pour s’assurer qu’ils vont avoir des ressources directement pour s’occuper des activités de toute la chaine de valeur de leur filière », a annoncé Mame Diobo.
« Le projet de renforcement des moyens de subsistance des femmes vivant en milieu rural pour un développement économique durable dans la région de Tambacounda est parmi les quatre projets en Afrique initiant le volet Missing Middle Initiative du Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP) et le premier au Sénégal ».
A cet effet, M. Badian, producteur agricole venant du Niger, par ailleurs président du Conseil d’administration du Réseau des Organisations Paysannes et de Producteurs agricoles de l’Afrique de l’Ouest(ROPPA), a exhorté les organisations de producteurs de Tambacounda à s’approprier le projet. Il a aussi demandé aux autorités administratives de jouer leur rôle pour sa réussite.
« (…) S’il[le projet] réussit, on peut aussi soutenir pour qu’il y ait encore d’autres projets dans d’autres pays (…) on peut faire en sorte que d’autres régions du Sénégal puissent gagner», a-t-il soutenu.
Le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement souhaite aussi une réussite du projet. Il compte, d’ailleurs, l’accompagner avec ses services déconcentrés.
« Cela participe à la politique même de l’autonomisation de la femme vivant en milieu rural. (…) La mise en œuvre de ce programme pourra réduire la vulnérabilité des femmes face aux effets néfastes des changements climatiques, (…) améliorer leurs revenus, assurer la sécurité alimentaire, en même temps participer à la réduction de la pauvreté de ces couches vulnérables en l’occurrence les femmes et les jeunes », a dit Mme Sokhna Mbaye Diop, Conseillère technique au ministère de l’Agriculture.
El Hadji Bouya Amar, gouverneur de région, a, pour sa part, souligné la pertinence du projet qui « vient à son heure et renforce le bien-être des couches les plus vulnérables ». Il a appelé les bénéficiaires à œuvrer pour relever le « défi de la pérennisation » du projet.
Le projet sera déroulé sur trois années et cible exclusivement deux organisations de producteurs de la région : l’Association des Producteurs de la Vallée du Fleuve Gambie(APROVAG) et la fédération Yakaar Niani Wulli de Koussanar. La première s’active dans la culture de la banane et regroupe 924 producteurs dont 33% de productrices. La seconde compte 2.000 producteurs dont 65% de femmes et produit, transforme le coton, le fonio, le sésame, les céréales locales.
Les deux organisations bénéficiaires ont apprécié le projet qui interviendra dans leur zone d’activités agricoles à savoir des villages de l’arrondissement de Missirah (Sankagne 3, Nguéne 2, Saal 1, 2, 3, Kothiary, etc.) et dans 12 unions villageoises (Koussanar, Paniath, Kobocoto, etc.).
Amédine FAYE (correspondant).
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