Kibily Touré déplore « l’amalgame » entre le TER et le Dakar-Bamako-Ferroviaire

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Transport de marchandises par Dakar-Bamako-Ferroviaire

L’administrateur de la société Dakar Bamako Ferroviaire (DBF) Kibily Touré a déploré

lundi à Thiès l’ »amalgame » entretenu, selon lui, entre le Train express régional (TER) et la ligne DBF, qui suivent des « logiques différentes », car orientés respectivement vers le transport de voyageurs et celui des marchandises.

« Comme beaucoup d’entre vous ont souvent cette manie de faire l’amalgame entre le TER et la ligne Dakar Bamako ferroviaire, je vous rappellerai encore une fois qu’il ne peut y avoir de nouvelle ville à Diamniadio, si nous n’avons pas d’outil pour organiser pas la mobilité des personnes qui vivent à Diamniadio », a dit M. Touré.

Il s’adressait à des journalistes après avoir fait visiter les installations de la société Dakar Bamako à la cité Ballabey de Thiès à une délégation conduite par le ministre français de la Coopération et du Développement, Jean-Baptiste Lemoine. Le ministre français est venu prendre part à l’inauguration du TER.

« Le Dakar-Bamako, sa vocation première déjà il y a 96 ans, c’est le transport de marchandises, essentiellement le transport de l’arachide et du coton », a-t-il poursuivi, notant que « sa vocation première n’a jamais été le transport de voyageurs ».

La présence des chemins de fer au Sénégal remonte à 1885 lors de la colonisation française. La ligne Dakar-Bamako avait été exploitée depuis lors par les Français jusqu’en 1965, où la gestion a été transférée aux nationaux.

« Vous voyez que c’est deux logiques totalement différentes : le TER, c’est pour les voyageurs et le Dakar-Bamako, c’est pour les marchandises », a poursuivi M. Touré arrivé à la tête de DBF depuis deux mois.

Pour lui, le chef de l’Etat a voulu prouver son « attention » pour les deux outils de mobilité celui des personnes et celui des marchandises.

M. Touré estime qu’avec la tendance à la baisse du prix des transports aériens, l’avion est plus compétitif que le train pour le transport de voyageurs entre Dakar et Bamako.

Vous pouvez aller sur Bamako en 1h30 par avion, avec Air Sénégal qui opère depuis cette semaine, a-t-il relevé, indiquant que le billet d’avion entre les deux capitales est passé de « 400.000, il y a deux ans à 220.000 francs aujourd’hui ».

Le tarif pratiqué par les bus est de 25.000 francs, a-t-il poursuivi, notant que « même si le train devait offrir ce service, ce serait dans le même ordre d’idées, ou un peu plus cher, sauf que vous avez l’inconvénient que vous allez passer plus de temps sur le chemin ».

Il faut cinq jours pour aller de Dakar à Bamako à bord du train sous son modèle actuel, a-t-il dit.

Concernant le train rapide pour relier les deux pays, il a évoqué la contrainte du prix. « Déjà, il y a beaucoup de polémique » autour du coût du TER sur 46 km, a t-il dit, laissant entendre les quelque 1.282 km en voie standard rapide, atteindraient des sommes plus importantes.
ADI/ASB/OID / APS
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