Le franc CFA ne favorise pas l’intégration africaine, selon un économiste

Le franc CFA
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Le franc CFA ne favorise pas l’intégration africaine, selon Chérif Salif SY. l’économiste affirme que la monnaie favorise la fuite des capitaux des 14 pays membres de la zone franc d’Afrique subsaharienne et des Comores.
Chérif Salif SY s’exprimait lors d’une conférence portant sur la création d’une monnaie unique dans l’espace CEDEAO note l’APS. Cette conférence a été organisée par le Groupe pour la Prospective et le Développement en Afrique (GPDA).
La jeune génération africaine demande la rupture avec le franc CFA. Une revendication fondée, selon l’économiste qui signale que les chefs d’Etat ont été les premiers à la porter. Des voix s’élèvent de plus en plus dans les milieux intellectuels et au sein de la société civile pour critiquer un système qualifié de « servitude monétaire ».
Le franc CFA est lié à l’euro par un système de parité fixe en contrepartie de laquelle, les Etats versent 50% de leurs réserves de change auprès du Trésor français.
« Les deux leviers les plus nocifs pour tuer le développement d’une économie, sont l’autofinancement et la variation de la créance » selon Chérif Salif SY qui affirme que « le problème ce n’est pas la monnaie, mais sa gouvernance ».
Le directeur général de l’Agence monétaire ouest-africaine (AMAO), Professeur Mohamed Ben Omar Ndiaye, annonce que « les chefs d’Etat ont approuvé la feuille de route qui retrace les critères à respecter pour aller vers la création d’une monnaie unique ».

« Si tout se passe bien en 2020, toutes les monnaies nationales vont devoir disparaître, même si des difficultés structurelles et conjoncturelles existent », a fait savoir M. Sy. « Le problème des monnaies africaines, c’est qu’elles ne sont pas convertibles », a déploré l’économiste.
actuprime.com

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