Le Sénégal veut réduire les flux financiers illicites d’ici à 2030, selon le ministre de l’économie Amadou Hott

Le ministre de l’Economie et de la Coopération internationale a réaffirmé mercredi la volonté du Sénégal de réduire

les flux financiers illicites d’ici à 2030 et de s’inscrire dans une dynamique de transparence dans l’exploitation de ses ressources extractives.

Amadou Hott s’exprimait à l’ouverture officielle de la huitième édition de la conférence panafricaine (PAC) sur les flux financiers illicites (FFI) et la fiscalité organisée par le think tank TrustAfrica et le Réseau pour la justice fiscale en Afrique.

En raison de la pandémie de Covid-19, le thème choisi pour la huitième édition de cet évènement est : « L’Afrique que nous voulons post-Covid-19 : optimiser la mobilisation des ressources nationales du secteur extractif pour la transformation de l’Afrique ».

Dans son intervention en ligne, le ministre sénégalais a salué ‘’un thème important à plus d’un titre’’ à cause de cette pandémie qui a bouleversé les sociétés, les modes de vie et touché toutes les économies.

Amadou Hott a exposé le Plan de résilience économique et social (PRES) de 1000 milliards de francs Cfa, soit 7% du PIB, mis en place par le gouvernement du Sénégal pour faire à cette pandémie.

Il est également revenu sur le Plan d’actions prioritaires ajusté et accéléré (PAP2A) que le gouvernement compte mettre en œuvre dans le cadre de la relance de l’économie.

Le PAP 2A, d’un montant de 14. 712 milliards de francs CFA, a été validé en septembre par le président Macky Sall. Il sera financé à hauteur de 39% avec une contribution du secteur privé et des partenariats publics privés (PPP).

Pour Amadou Hott, l’Afrique après la Covid-19 doit être celle de la souveraineté alimentaire, agricole, sanitaire, pharmaceutique et industrielle à la faveur du développement du numérique.

Il a également mis l’accent sur les défis de la mobilisation des ressources nécessaires à la relance des économies.

Parlant des industries extractives, le ministre a relevé qu’elles représentent 3% du PIB du Sénégal, ‘’un apport modeste’’ dans les ressources budgétaires que le pays compte renforcer avec la perspective de l’exploitation du pétrole et du gaz.

Le Sénégal s’inscrit dans une dynamique de transparence dans l’exploitation de ces ressources, a souligné Amadou Hott, rappelant l’adhésion du pays à l’ITIE, le renforcement du cadre des industries extractives et le cadre légal de répartition des ressources issues de ces richesses.

Le think tank TrustAfrica et le Réseau pour la justice fiscale en Afrique organisent depuis lundi la huitième édition de la conférence panafricaine (PAC) sur les flux financiers illicites (FFI) et la fiscalité.

C’est une réunion en ligne, qui se poursuivra jusqu’à vendredi.

L’Union africaine, la Commission économique pour l’Afrique, qui est un organisme régional des Nations unies, l’Alliance mondiale pour la justice fiscale et le Forum sur l’administration fiscale africaine prennent part à l’organisation de cette rencontre virtuelle.

Les organisations non gouvernementales Oxfam et ActionAid, Ghana Integrity Initiative, le Centre africain de développement minier, Publiez ce que vous payez et d’autres organisations y prennent part.

En raison de la pandémie de Covid-19, le thème choisi pour la huitième édition de cet évènement est : « L’Afrique que nous voulons post-Covid-19 : optimiser la mobilisation des ressources nationales du secteur extractif pour la transformation de l’Afrique ».

Cette rencontre comprend, selon le communiqué des organisateurs, « une série de réunions physiques et virtuelles ». « Plusieurs évènements nationaux et régionaux [ont été] organisés pendant les deux premiers jours (9-10 novembre) », signale la même source.

Elle ajoute que le but de la PAC « est d’explorer des stratégies visant à renforcer la coordination de l’action panafricaine et la solidarité mondiale pour arrêter l’hémorragie des recettes publiques des secteurs extractifs africains ».

La conférence panafricaine sur les flux financiers illicites et la fiscalité est présentée comme « une réunion annuelle, qui rassemble les principales parties impliquées dans les efforts visant à réduire les FFI et à améliorer la mobilisation des ressources nationales en Afrique ».

Le communiqué souligne que « la plate-forme rassemble des acteurs des gouvernements, de la société civile, des organisations internationales, des législateurs, des médias, des universités et des militants nationaux pour faire le point sur l’état actuel de l’agenda des flux financiers illicites en Afrique, sur les progrès accomplis au niveau mondial, régional et national ».

Les organisateurs de la conférence cherchent aussi à « articuler les problèmes », à « proposer des solutions et [à] explorer les opportunités de collaboration et d’action commune ».

OID/AKS
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