Sénégal-Guinée : la fermeture des frontières à la base du renchérissement des prix de certaines marchandises

La fermeture de la frontière entre le Sénégal et la Guinée a entraîné un renchérissement des prix

de certaines marchandises, à cause des surcoûts de transport pour les camions, contraints de faire un long détour par le Mali avant d’entrer sur le territoire sénégalais, a indiqué le chef du service départemental de commerce de Vélingara (sud), Demba Diallo.

« Avec la fermeture des frontières guinéennes, plusieurs convois de marchandise en provenance de ce pays sont contraints de faire un détour par le Mali, pour pouvoir entrer au Sénégal (…) et arriver au marché hebdomadaire sous-régional de Diaobé. Cela entraine forcément des dépenses supplémentaires qui se répercutent sur le prix dans le département de Vélingara », a-t-il expliqué à l’APS.

M. Diallo évoquait l’impact de la fermeture de la frontière avec Guinée, qui a fortement ralenti les activités commerciales dans le département de Vélingara, s’ajoutant ainsi aux effets néfastes de la pandémie de Covid-19.

Il a indiqué que l’une des conséquences de la pandémie à la frontière avec la Guinée, est que « plusieurs boutiques ont quasiment fermé », faute de clients.

Les marchandises généralement proposées par les commerces établis dans cette zone étaient pour l’essentiel achetés par des voyageurs en escale se rendant dans l’un ou l’autre pays.

Dans la zone comprise entre le département de Vélingara, la République de Guinée et la Guinée Bissau, le marché hebdomadaire sous-régional de Diaobé constitue « le point nodal » des activités commerciale, a-t-il rappelé. « C’est le véritable lieu des échanges commerciaux entre les trois pays », a-t-il indiqué.

Demba Diallo a beaucoup insisté sur l’urgence de la réouverture des frontières avec la Guinée pour une reprise intense des activités et des échanges commerciaux qui transitent par le département de Vélingara.

« L’ardent souhait ici, c’est la stabilité, la libre circulation des personnes et des biens. En vérité, l’intensité de toute activité commerciale dépend de la fluidité des routes, de la libre circulation des personnes et des biens. Et pour cela, il faut ouvrir toutes les frontières », a-t-il expliqué.

Le chef du service départemental de commerce de Vélingara révèle qu’avec la fermeture de la frontière guinéenne, plus de huit tonnes de produits de consommation, prisés par les voyageurs, ont fini par périmer dans des boutiques et magasins aux frontières entre le Sénégal et la République de Guinée.

De même, en raison de la même situation, « d’importants stocks » de produits de consommation, comme le sel ou le riz paddy que les commerçants exportent vers la Guinée sont en souffrance dans le département.
SG/ASG/BK
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