Le secteur horticole sénégalais est le plus dynamique, mais le moins accompagné de l’agriculture

Le secteur horticole sénégalais
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Le secteur horticole sénégalais bien que mal structuré contribue

de manière exponentielle ces dernières années au Produit intérieur brut (Pib) du Sénégal. C’est ce qu’a laissé entendre Cheikh Tidiane Sidibé, directeur de cabinet du ministère de l’agriculture et de l’équipement rural. Il présidait hier, jeudi 18 mai, à Dakar l’atelier de l’atelier de lancement du projet de renforcement de capacités des petits producteurs horticoles dénommé projet Shep-Sen.

Le sous-secteur de l’horticulture sénégalaise est le plus dynamique de l’agriculture, mais également le moins accompagné. Et ça, les chiffres le démontrent à suffisance. Avec une hausse substantielle de subventions sur les semences de pommes de terre, la production est passée de 1500 tonnes en 2012-2013 à 8 148 tonnes en 2016-2017 pour une valeur de 487 500 000 F CFA en 2012-2013 contre 2 648 100 000 FCFA pour 2016-2017.

C’est ce qu’a annoncé hier jeudi 18 mai, à Dakar Cheikh Tidiane Sidibé, directeur de cabinet du ministère de l’agriculture et de l’équipement rural. Il présidait l’atelier de lancement du projet de renforcement de capacités des petits producteurs horticoles dénommé projet Shep-Sen.

Selon le représentant du ministre Papa Abdoulaye Seck, «de 860 000 tonnes en 2011, les productions de fruits et de légumes ont atteint 1 206 810 tonnes en 2015-2016 pour 13 spéculations majeures et autres légumes et produits fruitiers, soit une augmentation de 40,32%. Et pour les exportations, elles se situaient à 51 270 tonnes en 2011 et ont atteint un volume de 91 105 564 tonnes en 2016 pour 7 spéculations majeures de contre saison) soit une progression de 77,69%».

En clair, «une tendance haussière est notée depuis 2011 dans les performances de l’horticulture avec un accroissement de 40,32% et 77,69% pour la production et les exportations respectivement», a dit M. Sidibé.

Ledit projet de l’Agence japonaise pour la coopération bilatérale (Jica) expérimenté au Kenya en 2006, a donné des résultats concluants en 2009. L’approche Shep, un outil pertinent, permettant d’apporter une réponse à la lancinante problématique de la commercialisation de la production agricole, en général et horticoles en particulier se veut un dispositif de partage d’informations (asymétrie d’informations) entre les acteurs du marché agricole pour améliorer l’efficacité des économies locales.

D’une durée de 5 ans (février 2017-février 2022) pour un montant de 949 800 000 FCFA, le projet interviendra dans la zone des Niayes et cible les petits producteurs horticoles regroupés au sein de l’Association des Unions maraîchères des Niayes (Uamn). Ce soutien, «fort estimable devra impacté positivement sur le secteur agricole à travers les réalisations du programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas), volet agricole dudit Pse», a magnifié Macoumba Diouf directeur de l’Horticulture, tout en soulignant les efforts déployés par le gouvernement pour rehausser la part du secteur agricole dans le Produit intérieur brute (Pib).
sudonline.sn

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