Après-Covid : la reprise économique entraine une flambée des prix des matières premières et de l’énergie

Avec la reprise économique, les cours des matières premières et de l’énergie flambent.

En France, l’association de consommateurs UFC-Que choisir alerte donc sur « le risque d’explosion » du prix de l’électricité en début d’année prochaine au moment de la révision des tarifs. De l’autre côté de la Manche, le Royaume-Uni fait également face à une hausse des prix de l’énergie qui inquiète les consommateurs.
Près de 10% d’augmentation toutes charges comprises, c’est la hausse potentielle du prix de l’électricité en France estimée par l’UFC-Que choisir.

Concrètement, en moyenne, un ménage se chauffant à l’électricité pourrait voir sa facture annuelle s’alourdir de 150 euros. Davantage donc que le coup de pouce de 100 euros du chèque énergie prévu par le gouvernement pour 20% des ménages français, une aide censée répondre aux hausses des carburants.

L’UFC-que Choisir estime toutefois que les pouvoirs publics peuvent agir sur plusieurs leviers. Elle demande une baisse de certaines taxes et de permettre aux fournisseurs alternatifs d’acheter à EDF davantage d’électricité nucléaire à un prix régulé. Une nouvelle action du gouvernement reste toutefois possible, car la semaine dernière, lors de la présentation de la rallonge du chèque énergie, Matignon avait assuré regarder « toutes les options » pour la suite.

La France n’est cependant pas la seule à voir le prix de l’énergie se renchérir. Loin de là. De l’autre côté des Alpes, le gouvernement italien assure aussi travailler à atténuer la flambée. Le ministre de la Transition écologique a récemment annoncé que le prix de l’électricité allait augmenter de 40% au prochain trimestre. En Espagne, le megawatt/heure a battu des records ces dernières semaines sur le marché de gros.

Le Royaume-Uni face à la flambée du prix du gaz

Au Royaume-Uni, c’est la flambée des prix du gaz naturel qui inquiète particulièrement. Les cours se sont envolés depuis le début de l’année, à cause, entre autres, d’un niveau de réserve plus faible que d’habitude à la même période. Pour l’heure, les consommateurs sont protégés par des plafonds sur le prix du gaz, mais la situation fait craindre une hausse des tarifs avant l’hiver.

Depuis le début de l’année, plus d’un million de Britanniques ont d’ailleurs appris que leur fournisseur d’énergie mettait la clé sous la porte. Ces entreprises achetaient leur gaz trop cher à cause de la flambée des prix et n’ont pas résisté à cette envolée, rapporte notre correspondante à Londres, Claire Digiacomi.

Aux consommateurs orphelins, le gouvernement a promis qu’ils seraient transférés « sans interruption » vers un autre fournisseur. Mais à l’approche de l’hiver, la situation inquiète. Le ministre des Entreprises Kwasi Kwarteng a donc tenu à rassurer, et s’est exprimé à la Chambre des communes.

« Nous avons une capacité suffisante, plus que suffisante, pour répondre à la demande, et il n’y aura pas de problèmes d’approvisionnement cet hiver, a-t-il assuré. Il ne faut absolument pas s’imaginer que les lumières vont s’éteindre ou que certaines personnes ne pourront plus chauffer leur maison ».

Du point de vue financier, l’envolée des cours gaziers touche surtout les petits fournisseurs, qui parfois proposent aussi de l’électricité. Eux n’achètent pas leur énergie en avance, contrairement aux géants du secteur, et subissent donc de plein fouet cette augmentation qu’ils ne peuvent pas répercuter sur les consommateurs, car les prix sont plafonnés. Une nette augmentation, de 12%, était toutefois déjà prévue pour début octobre.
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