REFERENDUM DU 20 MARS, le peuple Sénégalais a tout à gagner, le pouvoir tout à perdre

Hier, dimanche, 20 Mars 2016, mes compatriotes sénégalais avaient été appelés aux urnes pour se prononcer sur un projet de réformes constitutionnelles qui porte sur 15 points. Un référendum comme on en jamais vu au Sénégal qui en est à sa quatrième depuis l’accession de notre pays à la souveraineté nationale en 1960.

L’enjeu était majeur, l’intensité forte, le suspens long mais les sénégalais fidèles à leur réputation ont montré encore une fois leur maturité à la face du monde. Malgré tout le tintamarre et le méli-mélo  qui auront été des éléments visibles audibles durant les six petits jours de campagne, les opérations se sont déroulé globalement bien sur l’étendue du territoire national.

Exception faite à Dagana où nos radars ont capté le geste mal sain d’un représentant d’un des camps qui a commis l’outrecuidance de déchirer les procès verbaux avant que les autorités préfectorales n’en aient copie.

Cette situation globale qui nous a valu à tous satisfaction, fait dire à certains observateurs que c’est le peuple sénégalais qui a tout à gagner au sortir de cette consultation nationale.

D’autre part, le constat est que le président Sall qui s’est démenait comme un beau diable pour vendre son projet au Sénégalais y a tout à perdre. Se fiant aux premières tendances, la presse locale a déjà fini de déclarer la victoire de la mouvance du « OUI » qui l’aurait remporté avec 55%. A quel prix ?

Pour se payer ce petit pourcentage, le président Sall vilipendé par ses adversaires qui l’accusent de s’être dédit en rompant sa promesse de diminuer de 7 à 5 ans son mandat en cours, a du défalquer deux bonnes années de son éventuel mandat.

Lui, qui avait la possibilité de faire deux fois sept ans si le « NON » l’avait emporté n’en fera finalement qu’un et éventuellement un autre quinquennat si le peuple lui renouvelle sa confiance comme se fut le cas en 2012. Face à cette situation, nous pouvons avancer sans risque de nous tromper que c’est le président Sall himself qui a tout à perdre de ce référendum après la validation du « OUI ».

Sauf que bien attendu, même s’il est appelé à tirer la leçon qui sied avec le  fort taux d’abstention et le petit écart, l’actuel locataire du Palais de la République a tant bien que mal renoué avec la dynamique de victoire après les raclées infligées par l’opposition réunie lors des locales de 2014.

Thienadine/actuprime

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