Lutte contre l’islamophobie: l’OCI s’apprête à instituer un prix dédié aux médias

OCI et islamophobie

La création du « Prix international pour les médias et les professionnels des médias » va permettre aux pays membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) d’impliquer les professionnels de l’information dans la lutte contre l’islamophobie et l’intolérance, a estimé, lundi, à Dakar, le secrétaire général du ministère sénégalais de la Culture et de la Communication, Birane Niang.

« Ce prix est nécessaire pour l’OCI à bien des égards, car il permettra, entre autres, de faire connaître l’OCI, d’impliquer les médias dans la lutte contre l’islamophobie et l’intolérance, et de montrer le véritable visage de l’islam, une religion de paix et de tolérance », a assuré M. Niang.

M. Niang intervenait à une réunion d’experts de l’OCI chargés de créer, au nom de cette organisation, le « Prix international pour les médias et les professionnels des médias ».

La rencontre a eu lieu dans la capitale sénégalaise, sous l’égide du Comité permanent pour l’information et les affaires culturelles (COMIAC), une instance de l’OCI.

La création de ce prix, une initiative du chef de l’Etat sénégalais Macky Sall, président du COMIAC, entre dans le cadre de « la stratégie médiatique globale de l’OCI », qui vise à « promouvoir, de façon efficace et cohérente, les vraies valeurs de l’islam ».

Birane Niang estime que cette distinction va « susciter la créativité du monde médiatique des Etats membres de l’OCI, raffermir les liens entre les hommes des médias, et contribuer à l’instauration de la paix et de la sécurité internationale ».

Le futur prix aura l’avantage de promouvoir aussi « l’entente et le dialogue entre les civilisations, les cultures et les religions », a-t-il ajouté.

« La communication est importante à toute chose, tout comme la diplomatie communicationnelle entre les pays », a réagi la directrice du département de l’information au secrétariat général de l’OCI, Maha Mustapha Akil, qui confirme l’utilité d’une distinction dédiée aux médias.

Elle invite tous les médias des pays membres de l’OCI à participer au concours prévu pour cette distinction qui, à son avis, peut aider à « la promotion de la culture et de la paix ».

Pour sa part, le directeur du COMIAC, Cheikhou Oumar Seck, assure que « l’institution de ce prix pour les médias n’est que le début des réalisations d’une longue série de projets initiés par le chef de l’Etat sénégalais ».

Le prix que l’OCI souhaite créer et décerner annuellement va concerner « la presse écrite, les documentaires télévisuels, la presse en ligne et le documentaire radio ».

« Toute de suite, lors de notre réunion, nous allons réfléchir au format du prix. Dès que nous aurons atteint des résultats, ils seront publiés », a assuré Cheikhou Oumar Seck, journaliste, ancien présentateur et directeur de la télévision publique sénégalaise (RTS).

S’exprimant en prélude de la réunion des experts, il a invité ses confrères du Sénégal à faire acte de candidature pour cette distinction.

Selon Cheikhou Oumar Seck, la nature du prix décerné à la fin du concours ouvert aux professionnels des pays membres de l’OCI reste à définir par le président Macky Sall, qui dirige le COMIAC.

L’OCI dénonce souvent des actes d’islamophobie imputés pour la plupart à des médias occidentaux, qui défendent leur droit à la liberté d’expression ou à la critique des religions.
SK/ESF/BK / APS

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