L’Europe veut peser dans la sortie de crise en Libye

Le train de mesures illustre l’implication désormais grandissante des Européens dans les tentatives de sortie de crise en Libye. L’Union européenne (UE) a décidé, jeudi 31 mars, d’imposer des sanctions — interdiction de voyager en Europe et gel des avoirs financiers — à trois figures de la politique libyenne jugées coupables d’« obstruction » au plan de paix conçu par les Nations unies. Cette initiative de l’Europe survient au lendemain du débarquement inopiné dans une base navale de Tripoli de Faïez Sarraj, le premier ministre du gouvernement d’« union nationale » parrainé par l’ONU.

L’arrivée de M. Sarraj et d’autres personnalités de ce nouveau gouvernement, mis sur pied en janvier mais jusqu’à présent cantonné à Tunis, vise à installer en Libye une nouvelle autorité vouée à mettre fin à la guerre civile qui déchire le pays depuis l’été 2014 et à intensifier le combat contre les bases locales de l’organisation Etat islamique (EI). Les sanctions européennes ont pour objectif d’éliminer les obstacles politico-juridiques qui ont empêché jusqu’à présent le gouvernement de M. Sarraj de fonctionner dans des conditions légales.

Les Européens frappent dans les deux camps rivaux qui se partageaient de facto la Libye depuis l’éclatement de la guerre de l’été 2014. D’un côté, le bloc politico-militaire de Fajr Libya (« Aube de la Libye »), alliance de forces islamistes et de groupes issus de la ville marchande de Misrata, dont le contrôle s’exerçait de Tripoli sur la majeure partie de la Tripolitaine (région occidentale de la Libye)….

lemonde.fr

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