Lamine Diack : l’ancien chef de l’athlétisme mondial (IAAF) ne dormira pas en prison

Lamine Diack, l’ancien chef de l’organe directeur mondial de l’athlétisme, a été condamné par les autorités françaises

à quatre ans de prison, dont deux avec sursis, après avoir été reconnu coupable de corruption.
Le Sénégalais, 87 ans, était accusé de corruption et de blanchiment d’argent liés au scandale du dopage en Russie.
Diack a été reconnu coupable d’avoir accepté des pots-de-vin d’athlètes soupçonnés de dopage pour dissimuler des résultats de tests et de les avoir laissés continuer à participer à des compétitions, notamment aux Jeux olympiques de Londres en 2012.
Il a également été condamné à une amende maximale de 500 000 euros.

Les autorités françaises ont enquêté pendant quatre ans sur M. Diack soupçonné d’avoir accepté des paiements de plus de 3 millions d’euros afin de dissimuler des tricheries.
Le juge a déclaré que ses actions avaient « sapé les valeurs de l’athlétisme et de la lutte contre le dopage ».
« Le tribunal a fait de la moral et non pas du droit »

L’ancien patron de l’Athlétisme est reparti libre après la lecture du jugement, regagnant ainsi sa résidence placée sous surveillance, après que ses avocats ont annoncé qu’ils feraient appel de la décision du tribunal.
La défense fustige une décision injuste et « inhumaine ».
« Elle est injuste parce qu’on voit que le tribunal a voulu faire du politiquement correct. Il a voulu se servir de Monsieur Diack comme bouc émissaire. En lisant cette décision, le tribunal nous a montré qu’il n’a qu’épouser de façon entière, la thèse du parquet. Aucun élément présenté par la défense n’a été écouté », a déclaré Me Simon Ndiaye à la sortie du tribunal.
L’avocat dit avoir noté plusieurs incohérences notamment, pointant notamment le fait que ni les signataires des contrats incriminés ni les bénéficiaires n’ont été mis en cause.

« Il n’y en a pas un seul, parmi ceux qui travaillent avec Monsieur Diack, qui a été poursuivi dans le cadre du marketing. Cela est profondément injuste. Nous trouvons que cette justice a voulu faire de la morale et non pas du droit et c’est dangereux », a estimé Me Ndiaye.
Lamine Diack reste en résidence surveillée
Il appartient désormais à la Cour d’appel de Paris de confirmer, de réduire la peine prononcée à l’encontre de Lamine Diack ou de le relaxer.
Le Sénégalais n’ira pas en prison mais il restera en résidence surveillée, en attendant le jugement qui sera rendu par cette cour.
Lamine Diack est assigné à résidence à Paris depuis novembre 2015.
Auparavant l’une des personnalités les plus influentes du sport mondial, Diack a été président de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme, devenue « World Athletics », pendant 16 ans jusqu’à ce qu’il soit remplacé par le Britannique Lord Coe en août 2015.
bbc.com
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