Cap maintenu pour le désenclavement de la Casamance

La Casamance désenclavée
Image d'illustration

L’année 2016 a vu l’Etat et ses partenaires entreprendre ou consolider un certain nombre d’efforts pour assurer le désenclavement de la région de Ziguinchor en particulier et la Casamance en général.

La région méridionale, qui a longtemps souffert de son enclavement, a en effet bénéficié d’un certain nombre d’actions qui, à terme, devraient améliorer la mobilité des populations.

Le fleuve Casamance a bénéficié dans ce cadre d’une opération de dragage en janvier 2016, permettant de faire passer sa profondeur de 3,5 mètres à près de huit mètres.

Le dragage a été mené sur une longueur de 83 kilomètres. Grâce à cette action, le fleuve Casamance est aujourd’hui capable de recevoir des navires d’une capacité de 6000 tonnes pour un fret de trois millions de tonnes par an, avait indiqué en mai dernier, le directeur général de l’Agence nationale des affaires maritimes (ANAM), Yérim Thioube.

Dans le domaine aérien, une plus grande régularité est notée à l’aéroport de Ziguinchor avec deux vols quotidiens, ce qui renforce sa position de deuxième infrastructure aéroportuaire du pays, après celle de Léopold Sédar Senghor de Dakar.

A ces actions il faut ajouter la route financée par le Millenium challenge compact (MCC) qui va de Ziguinchor à Vélingara en passant par Kolda et le Blantacounda. Il y a aussi la réalisation de plusieurs pistes rurales, comme celle qui va de Samine à la frontière bissau-guinéenne.

Seule ombre au tableau : la traversée de la transgambienne avec ses lots de tracasseries et de contrôles intensifs, surtout dans le contexte post-électoral en Gambie. Les milliers de passagers qui empruntent cette voie, craignent de revivre le même calvaire qu’entre avril et mai 2016 avec la longue grève des transporteurs sénégalais.

Pendant plusieurs semaines, la transgambienne avait été boycottée par les transporteurs sénégalais.

Ces derniers avaient pris cette décision après que les autorités gambiennes avaient décidé de faire passer de quatre mille francs CFA à 400 mille le tarif de la traversée du fleuve Gambie, concernant les gros porteurs en provenance du nord et du sud du Sénégal.

A cause de cette mesure, les automobilistes sénégalais faisaient un long détour de plus de 500 kilomètres pour contourner la Gambie.
MTN/ASG /APS

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