Colonel Abdoul Aziz Ndao : « Les effectifs de plus en plus jeunes ont besoin d’une formation adéquate en droits de l’homme »

“La multiplication des bavures est liée parfois à la posture des forces de sécurité qui se considèrent le plus souvent comme les seuls dépositaires de la loi. Il faut inciter nos forces de l’ordre à acquérir cette notion de service public essentielle pour mener à bien leurs missions.”, soutient, dans les colonnes de “L’As”, le colonel de la gendarmerie à la retraite, Abdoulaye Aziz Ndao, auteur du brûlot sur la maréchaussée.

“Le rajeunissement des effectifs, avec le recrutement de 500 puis 1000 gendarmes par an sous Macky Sall, exige une formation adéquate en matière de droits de l’homme”, recommande-t-il.

Toutefois, ajoute-t-il, “il faut arrêter de jeter la pierre aux forces de l’ordre qui font un travail difficile. Les forces de sécurité sénégalaises font depuis plusieurs années des efforts pour tenter de réduire les dérives et excès de zèle dans l’exercice de leurs fonctions”.

Selon lui, il ne faut pas perdre de vue la violence qui gangrène la société sénégalaise et qui n’arrange pas le travail de nos forces de sécurité. “Souvent, on voit des populations armées de projectiles s’attaquer aux forces de l’ordre. Les gens ont tendance à oublier que la loi 70-27 du 20 août 1970 autorise les forces de l’ordre à faire usage de leurs armes à feu pour maîtriser une foule qui constitue une menace pour les agents en fonction. Quand les populations s’attaquent à une brigade avec une ferme volonté de nuire, il est impératif de les neutraliser. Ces actes commis par les gendarmes sont tout à fait légitimes”, fait-il remarquer.

seneweb News

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