Le Cncr propose le prix de l’arachide à 225 frs le kilogramme

Le Cncr
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Suite aux instructions données au gouvernement par le président de la République, Macky Sall, « pour fixer, sans délai

, le prix du kilogramme d’arachide » et son appel pressant à arrêter « un prix rémunérateur pour le bien être des producteurs », le Comité national de concertation des ruraux (Cncr) a proposé 225 FCfa/kg, soit une majoration de 15 FCfa sur le prix de la précédente campagne de commercialisation arachidière. Il a, en outre, appelé le gouvernement à reconduire la taxe sur les exportations pour cette année.

Le prix de cession du kilogramme d’arachide, qui était de 210 FCfa l’année dernière, doit être revu à la hausse. C’est la conviction de Sidy Bâ, porte-parole du Comité national de concertation des ruraux (Cncr), par ailleurs Secrétaire général du Cadre de concertation des producteurs d’arachides (Ccpa), selon qui, « les investissements réalisés et autres dépenses consentis durant la présente campagne ont impacté sur nos coûts de productions et avoisinent les 225 FCfa ». Ainsi, « nous encourageons cette très bonne initiative du chef de l’État et nous espérons que le Comité national interprofessionnel de l’arachide (Cnia), les huiliers et tous les acteurs de la filière arachidière vont saisir la balle au rebond en répondant favorablement à cet appel solennel du président Macky Sall pour un prix au producteur rémunérateur», a-t-il soutenu. Estimant le prix de cession des graines d’arachide à 225 FCfa « plus ou moins juste et accessible et à la portée des huiliers », M. Bâ est d’avis que « les producteurs vont défendre, au Cnia, ce prix qui permettra d’investir dans la filière et de prendre en compte les nombreuses charges familiales des producteurs, en particulier les dépenses d’éducation et de santé ». Mieux, en fixant précocement le prix, on assure un approvisionnement correct et régulier des trois huiliers de la place en ce sens qu’« aucun producteur ne va brader ses productions et il pourra vivre dignement des fruits de son labeur ». Il sera épargné du « Mbappatt et les bana-bana (Ndlr : Commerçants) n’auront pas voix au chapitre». Sur cette lancée, il a invité l’État à reconduire la taxe à l’importation sur l’arachide pour cette présente campagne de commercialisation arachidière. « Il est bon que l’État reconduise la taxe à l’exportation pour permettre aux usines de la place d’avoir de la matière pour travailler», dit-il. Jugeant inconcevable que les Sénégalais continuent de consommer de l’huile importée de tournesol, de soja…, « alors que nous avons des graines d’arachide à foison », le Cncr compte porter un grand plaidoyer auprès de l’État pour inverser cette tendance. Pour ce faire, M. Bâ a invité l’État à aider la Sonacos S.a. « en l’accompagnant à trouver des financements conséquents pour réaliser des investissements structurants pour doter la société de machines de dernière génération », note-t-il. Aussi, « requinquer l’outil industriel de l’entreprise devrait permettre de démultiplier ses capacités de production en matière de trituration et de production de tourteaux pour le bétail », a-t-il plaidé.

C’est en marge de la cérémonie de levée des couleurs qui s’est tenue lundi dernier que le chef de l’État, « rendant grâce à Dieu, cette année encore une fois, « de nous avoir gratifié d’un hivernage globalement positif», a annoncé avoir déjà donné des instructions au gouvernement pour fixer, sans délai, le prix du kilogramme d’arachide, lequel prix « devra rester à un niveau rémunérateur pour le bien-être des producteurs », avait-il ajouté.

Mamadou Lamine DIEYE

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