Sur un objectif révisé de 80.000 tonnes, la production de tomate industrielle a atteint 52.601 tonnes dans la vallée du fleuve Sénégal

La production de tomate dans la vallée du fleuve Sénégal
Image d'illustration

La campagne de production de tomate industrielle 2016/2017 dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal

signe un début de remontée des enlèvements avec un total de production de 52.601 tonnes sur un objectif révisé de 80.000 tonnes, a annoncé, hier, Abdoulaye Dieng de Bokhol, président du Comité national interprofessionnel de la filière tomate industrielle du Sénégal. L’année dernière, la production était de 28.000 tonnes dans la vallée.

Au cours de la cérémonie officielle d’ouverture d’un atelier bilan de deux jours consacré à la campagne de production de tomate, Abdoulaye Dieng a précisé que la Socas est prête à enlever 21.400 tonnes sur un objectif de 30.000 tonnes, la société Takamoul doit acheter 14.649 tonnes sur un engagement contractuel de 25.000 tonnes. Agroline s’active pour enlever 16.552 tonnes sur un engagement contractuel de 25.000 tonnes. M. Dieng souligne que cette année, les dispositions ont été prises à temps par les parties prenantes (ministère du Commerce pour le protocole, ministère de l’Agriculture pour les engrais et les banques pour les financements). Toutefois, les producteurs de tomate du delta et de la vallée du fleuve Sénégal ont rencontré quelques difficultés relatives notamment au retard de la mise en place de l’urée, aux contraintes phytosanitaires (bactériose et acariens), au retard de paiement des industriels.

Ces problèmes phytosanitaires, a indiqué M. Dieng, ont été surtout notés chez les producteurs qui ont repiqué tardivement. Il a exhorté ses collègues producteurs de tomate à se conformer davantage aux recommandations techniques et aux conseils prodigués par les techniciens et en particulier, le respect du calendrier cultural et l’application des bonnes pratiques agricoles.

Abdoulaye Dieng a également invité certaines sociétés industrielles telles que Takamoul Food et Agroline, à honorer leurs engagements vis-à-vis des producteurs, à savoir l’implantation de leurs usines respectives dans le département de Podor, « s’ils ont vraiment la ferme volonté d’accompagner, de manière durable, le développement de la tomate industrielle dans la vallée ».

Cependant, M. Dieng a laissé entendre que malgré les nombreuses difficultés auxquelles les producteurs ont été confrontés durant cette campagne, « ils sont fiers de relever les nombreux et importants acquis engrangés par la filière tomate durant ces dernières années grâce au soutien de l’État qui n’a jamais fait défaut ». Il a tenu à rendre un hommage à la Saed, à la Cncas, à l’Isra, à la Direction nationale de l’horticulture et autres services de l’État, pour les efforts constants déployés en vue de contribuer efficacement à la relance et au développement durable et harmonieux de la filière tomate à travers un encadrement technique de proximité efficace et un dispositif d’appui-conseil performant. La nouveauté, cette année, a-t-il souligné, est surtout le partenariat avec le Fndasp ; « cet accompagnement s’est bâti autour de l’objectif de mise en conformité du comité de la filière tomate avec la Loasp de 2004, avec son décret d’application ».

Le directeur général adjoint de la Saed, Seyni Ndao, s’est réjoui de la relance de la filière tomate amorcée cette année avec un accroissement de la mise en valeur de près de 70 % ; ce qui témoigne de l’engagement des producteurs à relever les défis. Il a salué la promptitude des responsables du comité interprofessionnel de la filière tomate à trouver les solutions les plus adéquates à leurs problèmes à travers le dialogue et la concertation. Ce qui a toujours permis d’améliorer les performances techniques et économiques de leurs exploitations agricoles.

Mbagnick Kharachi DIAGNE : lesoleil.sn

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