KOLDA : tournée d’évaluation des activités du PADEC pour la période 2010-2015.

PADEC
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Le Programme d’Appui au Développement Economique de la Casamance « PADEC » et le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable viennent d’effectuer une tournée d’évaluation de la phase qui couvre 2010 à 2015.
Le Colonel Cheikh Daouda Diallo dit avoir constaté des acquis considérables sur le terrain pour l’autonomisation des bénéficiaires. Le PADEC a ainsi contribué à la création d’emploi, à l’amélioration des revenus des ménages, surtout pendant la période pré-hivernale.
La délégation a d’abord visité l’unité de traitement et de conditionnement de miel de Médina Gounass, avant celle de Saré Walo qui traite et conditionne les mangues et les fruits forestiers dans le département de Vélingara. La visite s’est poursuivie à l’unité de traitement et de conditionnement de la noix brute d’anacarde suivie de la plantation d’anacardiers et enfin aux ruches de miel à Bagadadji dans le département de Kolda.
Gnima Mballo est une bénéficiaire du programme de la commune de Bagadadji. Elle avance avec joie « depuis que le PADEC a été installé chez nous, on n’en tire que des bénéfices. Aujourd’hui, mes enfants vont à l’école, nous nous soignons et mangeons grâce à la transformation de la mangue initiée par le PADEC ».

Etant le fruit de la coopération entre les gouvernements du Sénégal et du canada, le PADEC vise à contribuer au développement de la Casamance en appuyant dix mille petits producteurs actifs dans les filières miel, anacarde, fruits forestiers, mangue et banane.
Le coordonnateur d’ajouter « nous avons foré 40 puits pour le maraichage afin de multiplier les sources de revenus. Nous pouvons dire que nous sommes à 90% de taux réalisations avec 9000 opérateurs qui ont bénéficié de renforcement de capacités en production, transformation et écoulement de produits ».
Dans son intervention, le ministre de l’environnement Abdoulaye Baldé affirme que cette visite sur le terrain a permis de constater les réalisations de ce programme qui créé de la valeur ajoutée pour les populations bénéficiaires.
Le ministre ajoute que « nous devons croire à cette approche de chaines de valeurs qui prend tous les maillons en charge, à savoir la production, la transformation et la commercialisation. Et, à partir de ces valeurs ajoutées nous espérons que l’exode rural et l’émigration clandestine pourront être freinées ».
Le PADEC a une durée de huit ans avec une phase initiale de cinq ans 2010-2015 et une prolongation de trois ans 2015-2018, pour marquer des acquis durables à l’intension des populations bénéficiaires après la fin de ce programme.
Mahmoud Diallo : actuprime.com

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