Après l’autoroute à péage et le projet TER, quel avenir pour la forêt classée de Mbao ?

Le TER et la forêt classée de Mbao
Photomontage

Après l’autoroute à Péage qui avait effacé de la carte pas moins de 105 hectares

, c’est au tour du Projet de construction du Train express régional (Ter), de grignoter quelques 20 hectares dans la forêt classée de Mbao. Les réductions de cet espace vert avaient suscité beaucoup d’interrogations. Effectuant sa première visite à cette forêt, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mame Thierno Dieng, a tenté de rassurer les populations.

Concernant la réalisation prochaine de ce projet sur l’emprise, il a estimé que, face à ‘’un projet, il faut toujours faire, un rapport, bénéfice risque pour voir qu’est-ce qu’on gagne et qu’est-ce qu’on perd. Et dans le projet dont il est question, tout le monde constate, que ce qu’on va y gagner est supérieur à ce qu’on va perdre. Parce qu’on a pris sur la forêt une infime partie de la dimension. Maintenant, on peut compenser ce qu’on a perdu quantitativement par la qualité, c’est-à-dire en renforçant ce qu’on gagne sur le reste’’, a dit le Pr Dieng.

Celui-ci, venu procéder à l’évaluation à mi-parcours de la mise en œuvre du plan d’aménagement de la Forêt classée de Mbao, a regretté les agressions dont l’environnement fait l’objet.
‘’Je pense que les gens l’agressent, parce qu’ils n’ont pas conscience de l’importance de ce qu’ils sont en train de détruire, par rapport à eux-mêmes. Donc, si nous faisons les efforts qu’il faut, si nous nous mettons ensemble, je ne dis pas qu’on va anéantir l’agression, mais en tout cas, on va le préserver. Cela en nous donnant les moyens de préserver l’outil et de faire comprendre qu’un développement qui méconnait la dimension humaine n’en est pas un. Et en détruisant l’environnement, quel que puisse être le projet de développement, cela se fera au détriment du bien-être humain et cela n’a pas de valeur’’.

Auparavant, Moussa Fall, un agent des Eaux et forêts à la retraite, par ailleurs, ex-directeur du Parc de Hann, soutient qu’il restait, malgré les hectares pris par les deux projets (Péage et Ter) quelque 680 hectares dans la forêt classée de Mbao.

Seneweb.com

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