Situation de tension au Mali : les militaires appelés à rejoindre les casernes

La situation est confuse à Bamako, après des coups de feu entendus ce matin dans le camp militaire « Soundiata Keita »

de Kati. Cette ville garnison située à 15 km de la capitale, dont l’une des voies d’accès passe par Koulouba où se situe le palais présidentiel.
Dans une déclaration recueillie par la bbc.com, le porte-parole du M5, Issa Kaou Djim affirme : « Nous sommes des démocrates – nous sommes des républicains – nous ne savons pas ce qui se passe en ce moment, comme tout le monde nous attendons que la situation devienne claire, mais nous espérons que la situation pourra se résoudre de manière légale et ordonnée. Nous sommes tous des Maliens et nous cherchons une solution démocratique. Nous n’avons pas encore réussi à atteindre nos objectifs, mais nous avons fait tout ce que nous pouvions pour éviter le chaos – il n’y a pas d’autre solution que le dialogue maintenant ».
Selon toujours la bbc.com Le ministre malien des affaires étrangères, le président de l’Assemblée nationale, le ministre des Finances seraient arrêtés selon plusieurs témoignages. Tiebile Drame, aurait été arrêté au milieu d’une mutinerie en cours dans la périphérie de la capitale Bamako, rapporte plusieurs médias maliens.

« Tiebile Drame, le chef de la diplomatie malienne, ministre des affaires étrangères, aurait été arrêté par des mutins », écrit le Journal du Mali.

On ne sait toujours pas qui est derrière la mutinerie de Kati. Cependant des médias locaux citent deux colonels de l’armée malienne, Sadama Camara et Malick Diaw, comme étant les chefs de la mutinerie.

D’autres allégations portent sur l’arrestation du président de l’Assemblée nationale récemment nommé, Moussa Timbine, et l' »enlèvement » du ministre des Finances, Abdoulaye Daffe .

« Le ministre de l’économie et des finances, Abdoulaye Daffe, a été enlevé mardi [18 août] dans la matinée à son bureau. L’enlèvement a été effectué par des hommes armés vers 8 heures du matin », indique Maliweb.

La CEDEAO appelle les militaires « à regagner sans délai les casernes »
La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest dénonce la « mutinerie » en cours à Bamako. Elle appelle les militaires maliens à « regagner sans délai leurs casernes ».

La Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) « rappelle sa ferme opposition à tout changement politique anticonstitutionnel et invite les militaires à demeurer dans une posture républicaine », indique l’organisation dans un communiqué.

La CEDEAO « condamne vigoureusement la tentative en cours et prendra toutes les mesures et actions nécessaires à la restauration de l’ordre constitutionnel ».

L’envoyé spécial des Etats-Unis au Sahel opposé à « tout changement extraconstitutionnel »
J. Peter Pham, l’envoyé spécial des États-Unis pour le Sahel, a déclaré sur Twitter que Washington « s’oppose à tout changement extraconstitutionnel de gouvernement ».

Dans un communiqué publié par maliactu.net, le Premier ministre Boubou Cissé déclare que « Le Gouvernement de la République du Mali suit avec une grande attention les événements qui se déroulent depuis ce matin dans notre pays, singulièrement au niveau de deux camps militaires de la ville de Bamako.
Les mouvements d’humeur constatés traduisent une certaine frustration qui peut avoir des causes légitimes. Le Gouvernement du Mali demande aux auteurs de ces actes de se ressaisir.
Il n’ y’a pas de raisons au dessus de notre cher Mali qui vaillent des actes dont l’issue incertaine peut déboucher sur des actes dommageables pour la Nation entière.
Le Gouvernement appelle à la raison et au sens patriotique et demande de faire taire les armes. Il n’y a aucun problème dont la solution ne saurait être trouvée dans le dialogue.
Le Gouvernement appelle a l’apaisement et se rend disponible des l’instant de ce communiqué pour engager un dialogue fraternel afin de lever tous les malentendus. »
La rédaction
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