Tambacounda : Des officiers et des agents de l’Etat-civil en formation initiale

Hôtel de ville de Tambacounda

Près d’une centaine d’officiers et agents d’état civil de la région de Tambacounda (centre) ont démarré, lundi, une formation initiale de trois jours sur l’état civil, a constaté l’APS.

Les participants, issus de l’ensemble des communes des quatre départements de la région, à raison de deux par commune, sont au nombre de 92, a relevé Brama Diop, agent du Centre national d’état civil, qui représentait le ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Brama Diop.

Cet atelier qui se poursuit jusqu’à mercredi, au conseil départemental de Tambacounda, s’inscrit dans la mise en œuvre du Programme d’appui à la modernisation de l’état-civil (PAMEC), appuyé par l’Union européenne (UE).

Outre une introduction sur l’importance de l’état civil, l’atelier sera axé sur des modules tels que l’organisation et le fonctionnement de l’état civil, les procédures de l’état civil et enfin l’archivage.

« L’état civil rencontre beaucoup de problèmes au Sénégal », a relevé, au terme de la cérémonie d’ouverture, M. Diop, citant notamment la non-déclaration des enfants à la naissance.

Soulignant le caractère essentiel de l’état civil dans la planification du développement d’un Etat, M. Diop a relevé que c’est conscient cet état de fait, que le chef de l’Etat, Macky Sall, l’avait érigé en « priorité nationale », lors du conseil des ministres du 18 février 2015.

Il avait également donné des directives pour la mise en œuvre d’un programme national de modernisation de l’état civil, a poursuivi le formateur.

Pour lui, les problèmes de l’état civil tournent autour de faiblesses d’ordre humain, liées à l’ignorance ou à certaines pratiques inciviques comme les fraudes. Autant de défaillances qui peuvent être résolues par la formation et la sensibilisation.

L’objectif du Centre national d’état civil est d’arriver à une généralisation de l’informatisation de l’état civil et à une mutualisation des bases de données, au point où l’on pourra obtenir sa pièce partout dans le pays, à partir de quelque partie du pays que ce soit.

Brama Diop a indiqué que ces sessions de formation seront organisées dans toutes les régions du pays, ajoutant qu’un atelier de ce genre a eu lieu la semaine dernière à Kédougou.

« L’atelier d’aujourd’hui vient à son heure », a pour sa part relevé le maire de Koar, Baganda Sakho, pour qui l’état civil « représente tout, du début à la fin de toute personne ». Même après sa mort, « les gens auront toujours besoin de l’état civil du défunt », a-t-il dit.

Malgré les cahiers de village donnés aux imams et aux chefs de villages, a-t-il dit, le problème de la non déclaration à la naissance, reste entier dans sa commune, où, selon lui, « 15 élèves ne feront pas leur examen cette année, faute de pièce d’état-civil ».

La mairie a convoqué, il y a dix jours, une réunion de sensibilisation sur la question, avec des imams, chefs de village, enseignants, etc., a-t-il dit.
ADI/BK / APS

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.