Tambacounda-Crise scolaire : Mamadou Diop Castro craint pour le développement de l’éducation dans l’instabilité

Crise scolaire et référendum à Tambacounda
Noel Bakourine et Mamadou Diop Castro

Apres Kaffrine, Mamadou Diop Castro était l’hôte des militants et sympathisants de la ligue démocratique/ Mouvement du parti pour le travail de Tambacounda. Une visite qui entre dans le cadre d’un calendrier nationale de mission initiée par le bureau politique nationale de la LD, à l’intérieur de pays, pour clarifier la position de leur parti sur le référendum du 20 mars 2016. Il s’agit pour eux de situer les enjeux du référendum et de dire les raisons du OUI du parti d’Abdoulaye Batilly. Occasion saisie par l’ancien secrétaire général de l’UDEN pour revenir sur la crise scolaire.

Mamadou Diop Castro
Mamadou Diop Castro

« La crise s’installe progressivement, les parents s’interrogent et s’inquiètent, les apprenants ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés. Président du dialogue social, section éducation, avec le Haut Conseil du Dialogue Social avaient pris des initiatives, après avoir rencontré les organisations syndicales et échanger avec elles sur leurs préoccupations.

Une revue des accords avait eue lieu au King Fahd Palace entre les deux partis que sont organisations syndicales et gouvernement. A l’issue de cela, une suggestion avait été faite au gouvernement de faire des efforts, mais aux organisations syndicales de mesurer les enjeux et d’aller au compromis nécessaire, pour que l’on retrouve la paix sociale et la stabilité. Il est illusoire de penser pouvoir atteindre les objectifs de développement de l’éducation dans l’instabilité.

Les assises nationales sur l’éducation avaient recommandé la stabilité sociale, la paix sociale à travers même la signature d’un pacte de stabilité. Mais tant que l’environnement ne sera pas favorable avec le respect des accords et le rétablissement de la confiance entre les syndicats et le gouvernement nous ne pourrons pas aller autour de la table et à la signature d’un pacte de stabilité. Alors, il faut qu’on y arrive. Même le PSE ne pourrait pas atteindre ses objectifs si tant que le pacte de croissance signé entre le gouvernement, le patronat et les centrales syndicales, ne débouche pas sur la stabilité du pays.

Que les centrales syndicales signent un pacte alors que leurs démembrements sont toujours en ébullition, c’est contradictoire. Alors, il va falloir ensemble dans la même direction et c’est pourquoi le gouvernement doit encore discuter davantage avec les organisations syndicales, se concerter avec elles et les consulter davantage sur les politiques de l’éducation. Nous avons le devoir de travailler à aller vers la paix sociale »
SANOUSSI : actuprime.com

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