Sommet Union européenne – Union africaine : quelles priorités et quels intérêts pour chaque partie prenante ?

Le sixième sommet entre l’Union européenne et l’Union africaine se tient à Bruxelles

ces 17 et 18 février.

Cinq ans après la dernière rencontre, qu’est-ce qui a changé ?

De part et d’autre, on entend que l’on veut tenter de renouveler cette relation. On l’entend surtout côté européen. Ça, c’est quelque chose, c’est un vocabulaire qu’on utilise régulièrement avant chaque sommet, on veut dépoussiérer, renouveler cette relation. Ce qui veut dire quand même que si on veut renouveler la chose, c’est qu’on n’est pas très content de la situation actuelle et que ça ne fonctionne pas très bien.

Côté Afrique, côté Europe, quelles sont les priorités ?

Chaque continent a ses intérêts propres et des priorités qui sont propres. On sait que l’Union africaine attend de ce sommet notamment qu’on l’aide plus en matière d’infrastructures, qu’on l’aide à accéder au vaccin contre le Covid, qu’on appuie son secteur privé.

L’Europe a d’autres priorités, qui sont des questions migratoires, les questions de sécurité ou les questions climatiques.

Comment la pandémie a-t-elle affecté les relations entre l’Afrique et l’Europe ?

Cette crise due au Covid-19, elle a mis un peu à mal le partenariat entre l’Europe et l’Afrique, parce que l’Europe a été suspectée ou elle a été un peu mal vue côté africain. On a eu l’impression qu’elle n’a pas été, qu’elle n’a pas fait preuve d’une solidarité suffisante. Le nationalisme vaccinal des pays européens a été assez mal perçu en Afrique.

L’Union africaine et l’Union européenne vont-elles pouvoir aborder ces sujets qui fâchent, échanger là-dessus et trouver peut-être des points de convergence ? C’est sans doute un des enjeux majeurs de ce sommet.

Pourquoi ce sommet est-il important pour les deux régions ?

Ce rendez-vous est d’importance à la fois pour l’Union africaine, mais aussi pour l’Union européenne. Pour l’Afrique, c’est important parce que l’Europe reste le premier partenaire commercial et le premier bailleur de l’Afrique.

Et puis pour l’Union européenne, dans un contexte, international assez tendu. Dans un monde de plus en plus polarisé, il est important d’avoir des alliés de poids. Et l’Europe aurait tout intérêt à écouter l’Afrique et être très attentive à ce que demande l’Afrique, sous peine, de voir sa place de plus en plus contestée sur le continent, par la Chine, on l’a vu récemment, mais aussi par la Turquie ou encore plus par la Russie, on l’a vu en Centrafrique et on le voit récemment au Mali avec l’arrivée des mercenaires de Wagner.
rfi.fr
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