Sénégal : L’aquaculture comme alternative à la rareté du poisson

L'aquaculture en pleine expansion dans la zone des Niayes

Depuis deux décennies, la production des pêches de capture diminue alors qu’on assiste à un taux de croissance démographique de 2,7 %. L’aquaculture est apparue comme la principale alternative pour assurer un approvisionnement suffisant en produits halieutiques aux populations.

En effet, les produits halieutiques en général couvrent 75% des besoins en protéines de la population. Cependant, l’approvisionnement en poisson est de plus en plus déficitaire à cause de la baisse continue des pêches de capture (marine et continentale) liée surtout aux effets des changements climatiques et d’un effort de pêche élevé. Dès lors, le Sénégal reste confronté au défi de répondre aux besoins alimentaires et nutritionnels urgents d’une population en expansion, vu aussi le caractère limité de ces ressources naturelles.

Le gouvernement du Sénégal s’est résolument engagé à développer ce sous secteur à travers la création de l’Agence nationale de l’Aquaculture (ANA) et l’inscription du Projet de Développement accéléré de l’Aquaculture parmi les 27 projets phares du PSE.

Le sous- secteur de l’Aquaculture a connu de réelles performances ces deux dernières années au Sénégal

En référence à la Note de conjoncture du 4ème trimestre 2014, publiée par la Direction de la Prévision et des Etudes Economiques (DPEE) du Ministère des finances et du Plan, l’année 2014 a été marquée par une forte hausse de la production aquacole au Sénégal.

Cette production est passée de 371 tonnes en 2012 à 1095 tonnes en 2014, soit un taux de croissance de 195%.

L’Aquaculture en pleine expansion dans la zone des Niayes

L’année 2015 est marquée par la mise en place de bassins aquacoles modernes au niveau des zones périurbaines à l’image des fermes piscicoles en cours d’élevage (Ndiar, Bayakh, Km 50, Khodoba, Pout) et en cours d’installation (Yenn, Garage Bentegner, Ndiakhirat, Mbeye, etc).

Ces zones sableuses qui abritent des plans maraichers et arboricoles ont intégré dans leurs exploitations la pisciculture en bassins construits en géomembrane (liner ou bâche à eau). Cette technologie permet de diminuer les pertes d’eau par infiltration au niveau des bassins de stockage.

Ainsi, les bassins qui servent de stockage d’eau pour le maraichage et l’arboriculture, sont valorisés par la pisciculture à travers une série d’empoissonnements. Ensuite, un suivi technique rapproché est effectué par les techniciens de l’Agence Nationale de l’Aquaculture (ANA) jusqu’à la commercialisation.

Comme résultats immédiats, la récolte de 800 kg de tilapias environ a été effectuée le samedi 08 août 2015 au niveau de la ferme piscicole de Toubab Dialaw, suivie par la récolte de près de 900 kg au niveau de la ferme privée de Ndiar ce 15 août 2015.

Quant à la ferme de M. Assane Seck sise à Bayakh, l’ensemencement de 10 000 alevins de tilapias fut effectué ce même jour du 15 août 2015 en présence du Directeur général de l’ANA. Le bassin empoissonné qui a une superficie de 6000 m² sera encore renforcé par 10 000 autres alevins la semaine prochaine à partir de la station piscicole de Richard-Toll.

Ces activités d’intégration de la pisciculture à l’agriculture commencent à faire tache d’huile au niveau des fermes de la zone agricole des Niayes où une forte demande d’alevins commence à se faire sentir.

Récolte de poissons d'élevage à Toubab Dialaw
Récolte de poissons d’élevage à Toubab Dialaw

Récolte de poissons d'élevage à Ndiar
Récolte de poissons d’élevage à Ndiar

Communiqué

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