20 milliards de la BAD et de la BEI pour le secteur agricole de Saint-Louis

Saint-Louis et la riziculture
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La Banque africaine de développement (BAD) et la Banque européenne d’investissement (BEI) ont accordé au Sénégal deux financements 20 milliards de francs CFA (32 millions d’euros) destinés au secteur agricole de la région de Saint-Louis, aux termes de conventions signées vendredi à Dakar.

Les prêts de la BEI et de la BAD vont permettre de terminer la construction d’une rizerie de la Compagnie agricole de Saint-Louis (CASL) à Ross-Béthio, en vue d’atteindre un objectif de production sur 4000 ha, a expliqué Laurent Nicolas, directeur général de cette société.

Ce projet « est organisé autour d’une production régie sur 4000 ha », périmètre d’une rizerie « très importante à Ross-Béthio », dont l’ambition est de « traiter 50000 tonnes de riz blanc par an », a expliqué le DG de la CASL.

La Compagnie agricole de Saint-Louis, qui a démarré ses activités en 2013, développe et exploite des terres de riziculture dans la vallée du fleuve Sénégal, prés de Ross-Béthio.

Elle projette de traiter sa production et s’est engagée, pour ce faire, sur des contrats de culture avec les paysans, en vue de commercialiser du riz sous marque sur l’ensemble du territoire Sénégalais.

« Nous donnons accès aux paysans riverains à notre réseau hydraulique sur environ 2000 ha dans une zone où il n’y avait aucune culture, car l’eau n’était jamais arrivée dans cette partie du delta du fleuve », a expliqué M. Nicolas.

La CASL compte permettre « à environ 500 paysans de se développer sur 2000 ha, grâce à l’eau que sa société apporte et draine. Et actuellement, un millier d’hectares est en cours de récolte. Ce sera notre 6e récolte. Les paysans locaux, eux, cultivent sur 450 hectares », a-t-il ajouté.

De l’avis du représentant-résident de la BAD, Adalbert Nshimyumuremy, ce projet de la Compagnie agricole de Saint-Louis « vise à promouvoir la sécurité alimentaire du riz pour le Sénégal ».

Il constitue « un premier test de production agricole à grande échelle sur des terres salées », a-t-il ajouté.

Au-delà de son importance économique à travers la substitution d’importations de riz, ce projet devrait induire des « avantages socio-économiques importants », a pour sa part soutenu Isabella Van Grunderbeeck, représentante de la BEI.

SK/BK / APS

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