Récit de la première journée du sommet du G7 marqué par les divisions

LA MALBAIE , QC - JUNE 08: The nine leaders (L-R) European Union Council President Donald Tusk, British Prime Minister Theresa May, German Chancellor Angela Merkel, Canadian Prime Minister Justin Trudeau, US President Donald Trump, French President Emmanuel Macron, European Union Commission President Jean-Claude Juncker, Japan Prime Minister Shinzo Abe, Italian Prime Minister Giuseppe Conte gather for the media during the Family photo on the first day of the G7 Summit, on 8 June, 2018 in La Malbaie, Canada. Canada will host the leaders of the UK, Italy, the US, France, Germany and Japan for the two day summit, in the town of La Malbaie. Leon Neal/Getty Images/AFP == FOR NEWSPAPERS, INTERNET, TELCOS & TELEVISION USE ONLY ==

Lors de la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement, les Etats-Unis opposent au multilatéralisme de ses alliés la doctrine de « l’Amérique d’abord ».

Les images sont celles de tous les G7, avec les chefs d’Etat ou de gouvernement des sept principales puissances économiques et démocratiques (Etats-Unis, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada, Japon), souriant et prenant la pose pour la photo de famille en compagnie de l’hôte du sommet. Dans ce cas, le premier ministre canadien, Justin Trudeau, devant le paysage somptueux du Saint-Laurent. Mais ce G7, marqué par des tensions sans précédent du fait de la multiplication des mesures unilatérales américaines, notamment en matière commerciale, n’est pas comme les autres.

Faute de pouvoir faire l’impasse sur la réunion, Donald Trump, dernier arrivé vendredi 8 juin à la mi-journée, a décidé de réduire au maximum sa présence sur place. Il en repartira dès samedi matin, au prétexte du sommet historique prévu le 12 juin à Singapour avec le dirigeant de la Corée du Nord, Kim Jong-un. Le président des Etats-Unis, qui n’apprécie guère cette instance, symbole d’une coopération multilatérale qu’il abhorre, n’assistera donc pas à la séance consacrée au réchauffement climatique.

La réintégration de la Russie
Le locataire de la Maison Blanche est pour la première fois face aux dirigeants des six autres pays depuis qu’il a frappé leur acier et leur aluminium de tarifs douaniers renforcés. Ses partenaires sont unanimes à dénoncer le protectionnisme américain et ne cachent pas leur irritation pour les foucades du milliardaire, qui s’est montré combatif dans une série de messages publiés jeudi et vendredi matin sur son compte Twitter, ciblant notamment le marché laitier canadien, qui priverait les agriculteurs américains d’importants débouchés. Promettant de « rectifier les accords commerciaux injustes » avec les autres membres du G7 qui pénalisent, selon lui, les Etats-Unis, et en l’absence de consensus, il a assuré : « Nous nous en sortirons encore mieux. »

En quittant la Maison Blanche pour la base militaire d’Andrews,…

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