Radiocommunications en Afrique: les acteurs échangent sur la gestion des fréquences

Les radiocommunications en Afrique
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Le séminaire régional sur les radiocommunications en Afrique qui a démarré ce lundi à Dakar, est l’occasion d’échanger sur la gestion internationale des fréquences et de partager les bonnes pratiques dans ce domaine, a expliqué le directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) du Sénégal, Abdou Karim Sall.

« A cette importante occasion, il est question pour nous d’échanger sur le cadre actuel réglementaire de la gestion internationale des fréquences, ainsi que les outils élaborés par l’Union internationale des télécommunications pour mettre en œuvre les procédures associées à l’inscription des assignations de fréquences dans le fichier de référence », a précisé M. Sall.

« Les bonnes pratiques relatives à l’utilisation du spectre pour les services de terre et les services spatiaux seront également partagées », a-t-il ajouté à l’ouverture du séminaire régional de cinq jours sur les radiocommunications.

Cette rencontre est organisée par l’ARTP du Sénégal, l’Union africaine des télécommunications, l’Union internationale des télécommunications (UIT) et le ministère sénégalais des Postes et des Télécommunications.

Le séminaire est organisé « dans le cadre de la mise en œuvre des plans opérationnels du secteur des radiocommunications » de l’UIT, selon le directeur Afrique de cette organisation, Andrew Rugege.

« On va débattre de la coordination et des modifications des fréquences et, au dernier jour du séminaire, un forum sur les enjeux et perspectives des radiocommunications va être organisé », a-t-il poursuivi, soulignant que « le monde des radiocommunications est
en perpétuelle modification ».

Le directeur des télécommunications, représentant le ministre sénégalais chargé des Postes et Télécommunications, Modou Mamoune Ngom, estime que, avec ce séminaire, « la communauté africaine des radiocommunications se retrouve dans notre capitale pour traiter de la question des fréquences hertziennes, qui constituent une ressource rare pour l’ensemble de la planète ».

Cette rencontre est d’autant plus importante la gestion de ces fréquences « requiert la mise en place d’un système efficace et d’une coopération efficiente, pour faire face à la rapidité des transformations technologiques et à la convergence des services ».

« Nous devons veiller à ce que les décisions majeures en matière de politique de spectre dans nos Etats tiennent compte des orientations et recommandations prises au niveau mondial », a recommandé M. Ngom aux représentants des Etats, en évoquant « les résultats de la conférence mondiale des radiocommunications de Genève, en novembre 2015 ».

Ces résultats « devraient permettre de fournir des services de qualité pour les communications mobiles, les télécommunications par satellite, les transports maritimes et aéronautiques, la sécurité aérienne et la sécurité routière, à des fins scientifiques, en rapport avec l’environnement, la météorologie et la prévision des catastrophes », a-t-il affirmé.

« Les ressources spectrales offrent de nouvelles opportunités pour la connectivité et les innovations technologiques en faveur des habitants de la planète, surtout pour les pays en voie de développement », a souligné Modou Mamoune Ngom.

Cette rencontre sera l’occasion de partager les récentes modifications apportées au règlement des radiocommunications, les résolutions et les recommandations adoptées par la conférence mondiale des radiocommunications en 2015, selon les organisateurs.
SKS/ESF/OID / APS

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