Traitement des ordures ménagères de Dakar et sa Banlieue: un projet à l’étude à Toubab Dialaw

Conformément au Code de l’environnement en vigueur au Sénégal, une étude d’impact environnement sera effectuée à Toubab Dialaw, dès mars prochain, dans le cadre de l’implantation d’une usine de transformation des déchets ménagers de la ville de Dakar et sa banlieue. De l’avis du promoteur de ladite usine, Moussa Diouf, l’unité de transformation des ordures ménagères en engrais Bio NPK et d’électricité va participer au développement local de la collectivité de Toubab Dialaw, à hauteur de 3 milliards par an.

«Les ordures sont de l’or dur». Cette phrase du maire de Dakar, Khalifa Sall, prononcée en avril 2011, lors de la grève des techniciens de surface, pourrait être une réalité pour la collectivité de Toubab Dialaw. Cela, si le projet d’implantation de l’usine de transformation des ordures ménagères en engrais Bio NPK et d’électricité se concrétise dans ladite localité. L’information a été livrée par le promoteur de ladite usine, Moussa Diouf, non moins représentant du groupe Wtc SAS ingénierie.

De l’avis de l’homme d’affaire sénégalais, à termes, les populations de Toubab Dialaw auront 10% des parts de l’usine. Ce qui reviendra, à 3 milliards à la commune, chaque année. «Je crois que c’est une belle contribution pour le développement de la localité», estime-t-il. Il a toutefois fait savoir qu’une étude sur l’impact environnemental, conformément au Code de l’environnement du Sénégal, et sur demande du ministère de tutelle, sera lancée au mois de mars prochain. Il informe par ailleurs, qu’actuellement, un avis de démarrage d’étude a été déposé au Ministère de l’Environnement et du développement durable. Mieux, Moussa Diouf indique que l’Ucg a répondu favorablement à la demande d’autorisation d’accès à la décharge de Mbeubeuss pour les besoins des études technico-économiques.

Quid de la part de l’Etat sénégalais et du montage du projet ? Sur ce point, Moussa Diouf explique que le projet sera entièrement financé par le groupe Wtc SAS ingénierie et que l’usine sera vendue à l’Etat du Sénégal. Selon lui, le prêt sera remboursé sur une durée de 10 ans. L’Etat du Sénégal pourrait avoir 30% des parts, au moment où le privé qui va piloter le projet se retrouvera avec 60% des parts.

Revenant sur les fonctionnalités de l’usine de traitement des déchets, Moussa Diouf informe que la fabrique va produire de l’OXYOM, un fertilisant qui facilite le travail du sol et limite le phénomène d’érosion. A son avis, avec 500 tonnes de déchets par jour, l’usine sera à mesure de produire 300 tonnes d’engrais par jour. Ce qui reviendra, pour lui, à 100.000 tonnes d’engrais NPK par an. Une alternative à l’engrais chimique qui contamine la nappe phréatique, selon lui, car l’Etat du Sénégal va acheter les 95.000 tonnes.

Le promoteur de ladite usine insiste, par ailleurs, sur la nécessité de délocaliser la décharge de Mbeubeuss, située à 30 km de Dakar. Elle constitue, d’après lui, un casse-tête pour l’Etat. Il reste persuader que sa délocalisation permettra de rationnaliser le budget que l’Etat injecte dans la gestion des ordures ménagères de Dakar et sa banlieue.
sudonline.sn

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