Tambacounda : le PRLT pour une approche multisectorielle dans la lutte contre la tuberculose.

La lutte contre la tuberculose à Tambacounda

Le Programme régional de lutte contre la tuberculose de Tambacounda (PRLT) a tenu un point de presse

, ce vendredi 23 mars 2018, à la salle de conférence de la Région médicale pour parler des résultats notés dans la lutte contre la tuberculose au niveau de la région en 2017.
Il ressort de cette rencontre que le taux de détection de la tuberculose, toutes formes confondues dans la région de Tambacounda, est estimé à 26%. Bakel enregistre le plus grand taux avec 38% sur les sept districts de la région. Le nombre de cas de tuberculose détectés dans la région est de 275 avec un taux de guérison de 87%(contre 78% en 2016). Même si le taux de décès est de 5%.
S’agissant du taux de détection de la tuberculose pulmonaire à frottis positif, la forme la plus contagieuse de la maladie, il est de 41% à Tambacounda et 46% à Kidira.
La Responsable du bureau régional de l’éducation et de l’information de la santé de Tambacounda Mme Coly Mabinta Sambou a indiqué dans la présentation des résultats que le taux de détection de la maladie reste « encore faible ». Selon elle, cela est dû au fait que la promiscuité à Tambacounda n’est pas « tellement réelle ».
Mme Coly a aussi souligné l’important rôle d’ONG œuvrant dans la lutte contre la tuberculose, la mise en œuvre du TDO (traitement directement observé) au niveau communautaire pour le suivi et l’accompagnement des cas, la mise en place d’acteurs pour aider les patients à prendre le traitement à domicile, la décentralisation des prises en charges dans les postes de santé.
Malgré ces actions déroulées pour lutter contre la maladie, des difficultés existent au-delà de la « faible sensibilisation de la communauté ».
Pour Mme Coumba Diallo, point focal du PRLT à la région médicale de Tambacounda, ces difficultés se situent principalement au niveau de la détection des cas de tuberculose pulmonaire et de la prise en charge de la maladie chez l’enfant.
C’est pourquoi, elle préconise d’ « impliquer davantage le niveau communautaire (la famille, les OCB) pour l’orientation des tousseurs chroniques vers les structures sanitaires, de renforcer la communication sur la maladie et d’adopter une approche multisectorielle en impliquant par exemple l’espace scolaire pour permettre aux élèves d’être des relais dans la prévention et la lutte contre la tuberculose ».
Outre ces stratégies proposées, le Point focal du PRLT a exhorté à l’adoption de bonnes pratiques pour ne pas s’exposer à la tuberculose.
« Il faut aérer les bureaux, les chambres, ect. en ouvrant les fenêtres pour quelques minutes pour y renouveler l’air. Quand on tousse (ou on éternue), il faut couvrir la bouche avec un mouchoir. Et cela est valable aussi bien pour les tuberculeux que pour les non-tuberculeux ».
Amédine FAYE : actuprime.com
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