Présidentielles au Sénégal : Les électeurs vont aller pour la 11ème fois aux urnes pour élire un président de la république, depuis l’indépendance

Depuis l'indépendance, 11 élections, 4 présidents élus au Sénégal

L’élection présidentielle du 24 février 2019 est partie pour être la onzième du genre au Sénégal.

Après les présidentielles de 1963, 1968, 1973, 1978, 1983, 1988, 1993, 2000, 2007 et 2012. Depuis l’accession du pays à l’indépendance en 1960, une dizaine de scrutins présidentiels ont été ainsi organisés au Sénégal pour la consécration de quatre présidents de la République.

Président-poète Léopold Sédar Senghor qui a régné sur le pays de 1960 à 1980, de son successeur Abdou Diouf qui dirigea pendant 19 années le Sénégal avant que celui-ci ne connaisse sa première alternance politique. Pour cause, l’hégémonie du Parti socialiste (ExUps) allait être submergée en 2000 par la vague bleue du Pape du Sopi, Me Abdoulaye Wade. L’éternel opposant qui végétait dans les coulisses voire l’antichambre du pouvoir, depuis 26 ans, était parvenu à se défaire du président sortant Abdou Diouf pour inscrire dans les annales de l’histoire politique du Sénégal son premier changement démocratique à la tête de l’Exécutif.

Après deux mandats de 12 années (un septennat et un quinquennat), Me Abdoulaye Wade échouait son coup de 3ème mandat et cédait les rennes du pouvoir à son ancien Premier ministre, Macky Sall. Ce dernier qualifié presque par beaucoup d’observateurs de «Président par défaut» avait réussi à dribbler tous les leaders de l’opposition engagés dans un « mortal kombat » contre le troisième mandat du président Wade pour arriver à se glisser en seconde position du premier tour de la présidentielle, après seulement 03 années d’existence de son parti, l’Alliance pour la République.

La stratégie du «Tous contre Wade» installait Macky Sall à la tête de l’Etat sénégalais avec 66 % des suffrages valablement exprimés. Après sept années de présidence, Macky Sall remet son titre en jeu pour une durée de cinq ans, contre sept précédemment. Pour cause, le président de la République du Sénégal sera élu en 2019 pour un mandat de cinq ans au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. A la suite du référendum constitutionnel de 2016, la durée du mandat a été en effet réduite de sept à cinq ans. Une durée qui avait déjà été en vigueur avant 1993 et pour le scrutin de 2007.

LIRE AUSSI :Présidentielle du 24 février 2019 : Le matériel lourd déjà en place selon la DGE

L’élection présidentielle du 24 février 2019, onzième scrutin organisé au Sénégal pour renouveler la tête de l’Exécutif, met en lice cinq candidats (Macky Sall, Issa Sall, Idrissa Seck, Madické Niang et Ousmane Sonko). Au départ, vingt-sept candidats à la candidature avaient déposé leur dossier pour postuler à la magistrature suprême. Mais, après la vérification technique des listes de parrains, une nouveauté instaurée via le parrainage citoyen à tout type d’élection, seuls sept prétendants ont été retenus dans un premier temps. Avant que le Conseil constitutionnel ne mette la dernière main à la pâte en invalidant les candidatures de l’ex-maire de Dakar Khalifa Sall et de Karim Wade, candidat du premier parti de l’opposition, en l’occurrence le Pds. Macky Sall se retrouvait face à quatre challengers, une chose qui n’était pas arrivée à une présidentielle au Sénégal depuis une trentaine d’années.

Moctar DIENG / sudonline.sn
ActuPrime – La primeur et la valeur de l’information – Sénégal

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.