La BAD veut une autre agriculture pour pousser la croissance en Afrique

La croissance en Afrique
Image d'illustration

C’est sur une note plutôt optimiste, que se termine le sommet de la BAD

, la Banque africaine de développement, ce jeudi. Pendant ces quatre jours, les participants ont évoqué les moyens de pousser la croissance en Afrique. Les prévisions de la BAD ont été revues à la hausse avec 3,4 % d’augmentation du produit intérieur brut pour cette et 4,3% en 2018. Mais au-delà de tous ces chiffres, un des axes de réflexion est de changer le secteur agricole.

L’évolution du secteur agricole sur le continent, c’est le combat du président de la BAD, le Nigérian Akinwumi Adésina. Pour un ancien ministre de l’Agriculture et du développement durable, ce n’est pas vraiment une surprise. Et ce que Akinwumi Adésina s’est attelé à faire ces derniers jours, c’est de changer le regard porté sur l’agriculture, longtemps considéré comme un moyen de traiter la pauvreté en Afrique.

Pour le patron de la BAD, il faut que les Africains, et notamment des hommes d’affaires venus nombreux à ces assemblées annuelles, intègrent qu’on peut faire de l’argent avec l’agriculture, qu’il ne faut pas avoir peur de se salir les mains pour faire de l’or. Aujourd’hui, l’Afrique possède une richesse unique, 65% des terres arables non cultivées. Pourtant chaque année, les Etats continuent de débourser 35 milliards de dollars pour nourrir leurs populations. C’est cela qu’il faut changer.

Place aux jeunes !

Changer également les moyens de financement de l’agriculture. Malgré son poids – 16,2% du PIB et 60% de l’emploi – le secteur ne perçoit que 3% des prêts accordés par le secteur bancaire. Une hérésie pour le patron de la BAD qui avec le concours des institutions de financement du développement et des banques multilatérales souhaite mettre en place des instruments de partage de risque pour l’agriculture africaine plus attractive.

Une petite révolution et dans cette optique, la BAD tient à mobiliser les jeunes puisque rien ne pourra se faire sans eux. Actuellement, l’âge moyen des paysans est de 65 ans. Cela veut dire que si rien n’est fait, dans 20 ans, il n’y aura plus personne pour nourrir l’Afrique. Il est donc impératif et urgent de changer la composition de la main-d’œuvre dans l’agriculture. Pour cela, le secteur doit être plus attractif pour les jeunes. Amélioration des infrastructures, facilités de financements, accès au foncier. Des chantiers auxquels la BAD est fermement décidée à s’atteler.
rfi.fr

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