A la tribune de l’ONU, Barack Obama dénonce la montée du nationalisme

Barack Obama dénonce le nationalisme
Barack Obama

Le président Barack Obama s’est exprimé devant l’Assemblée générale des Nations unies qui débute ce mardi 20 septembre. Le président des Etats-Unis a dénoncé la montée d’un nationalisme agressif, d’un populisme grossier dans le monde entier, mais aussi, en filigrane, dans la campagne présidentielle américaine.

« Les faits et l’histoire sont de notre côté, du côté des sociétés qui laissent les peuples s’exprimer », a lancé le président américain dans un long discours largement axé sur la défense de la démocratie et du libre marché. « Un monde dans lequel 1 % de la population détient 99 % des richesses ne peut pas être un monde stable », a cependant reconnu Barack Obama.

« Je comprends que les inégalités peuvent conduire les peuples au rejet d’autrui, au repli sur soi ou à se tourner vers un homme fort qui se présente comme providentiel, mais ces choix ne conduisent nulle part », a prévenu le président.

Evoquant le groupe Etat islamique, Barack Obama a admis que le fondamentalisme serait long à éradiquer. « Mais si notre religion nous conduit à persécuter ceux qui ont une autre foi, si elle nous empêche d’envoyer les filles à l’école, alors les bases fragiles de notre monde risquent de s’effondrer », a-t-il encore affirmé. « Chacun d’entre nous est libre de rejeter ceux qui flattent nos pires travers et de suivre ceux qui s’appuient sur nos plus belles qualités », a-t-il encore ajouté.

Et le président américain de conclure : « dans ma propre vie, j’ai appris qu’on ne pouvait pas s’élever en abaissant autrui ».

Avant lui, c’est Ban Ki-moon qui était à la tribune. Le secrétaire général des Nations unies a commencé son discours par un plaidoyer sur la Syrie. Il a exhorté les dirigeants du monde à mettre fin au carnage dans le pays.
rfi.fr

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.