Près de 2000 personnes seront affectées au Sénégal par les travaux d’interconnexion électrique de l’OMVG

Interconnexion électrique de l'Omvg
Image d'illustration

L’énergie hydroélectrique va peser sur l’objectif stratégique de notre pays qui veut passer d’un taux

d’accès à l’électricité de 57 % en 2013 à 65 % en 2019. Après l’apport du volet énergie de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs), c’est celui de l’Omvg qui est attendu pour les prochaines années. Les travaux qui devraient démarrer cette année, vont permettre aux quatre pays membres de disposer d’une capacité additionnelle de 48 MW (mégawatts). Un chantier qui, du côté sénégalais, va s’étaler sur un corridor de plus de 700 kilomètres avec des emprises sur des terres de cultures, des domaines fonciers, des arbres, entre autres. Les populations affectées par ces travaux seront obligées de se déplacer pour des raisons de sécurité, avec l’installation des postes de haute et moyenne tension. Un volet social du projet énergie de l’organisation sous-régionale fera l’objet d’une campagne d’information et de sensibilisation confiée à l’Ong-Enda Ecopop. Des attentes déclinées, ce mardi à Kaolack, lors d’un atelier de renforcement de capacités des enquêteurs. « D’après nos estimations basées sur des données satellitaires et des relevées géographiques, 1.500 à 2.000 personnes seront impactées par la mise en œuvre du projet. Ces données seront, sans nul doute, confirmées par des résultats d’une enquête qui démarre bientôt», a annoncé Mme Dior Mbacké Dia, la responsable de la communication du projet énergie de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (Omvg) en marge de l’atelier de formation des animateurs de ladite enquête. Ces derniers qui seront déployés sur les zones impactées par les travaux, devront baliser le terrain pour l’indemnisation des populations concernées. « La réquisition d’emprises entraînera des pertes foncières en terres arables, en cultures annuelles, en arbres et en revenus. La conduite d’enquête permettra de déterminer avec précision les pertes et évaluer les compensations », a poursuivi Mme Dia.

Une composante électricité fera une part belle au monde rural du côté sénégalais dont la dorsale sud bénéficiera de l’énergie produite par la centrale de Kaleta en Guinée et celle de Samba Ngallou dans la région de Tambacounda. Ce corridor part de Kaolack à Kédougou et de Kaolack à Tanaff. Ces travaux ont bénéficié d’une enveloppe financière de près de 56 milliards de FCfa de la Banque européenne d’investissements octroyés au Sénégal et à la Guinée. Outre ces deux pays, l’organisation sous-régionale compte la Gambie et la Guinée Bissau parmi ses membres.

Elimane FALL / lesoleil.sn
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