Nigeria : pourquoi certaines lycéennes de Chibok ont refusé d’être libérées

Beaucoup sont ceux qui se sont inquiétés du sort des jeunes lycéennes de Chibok enlevées par Boko Haram en 2014. Depuis, le gouvernement nigérian en collaboration avec certaines organisations a pu faire libérer certaines d’entre elles.

Ce week-end, plus de 82 jeunes filles enlevées par les islamistes de Boko Haram ont pu être libérées. Mais d’autres restent toujours dans les bras de leurs ravisseurs. Ceci, pour des raisons liées quelques fois à leur bon vouloir.
Selon des enquêtes faites par des sources, certaines d’entre elles ont refusé de retourner à leur vie antérieure, préférant rester auprès de leurs ravisseurs.

“Plusieurs filles ont refusé de rentrer”, affirme l’avocat Zannah Mustapha, l’un des médiateurs qui a permis de conclure l’accord de libération. “Je n’ai parlé de leurs raisons à aucune d’entre elles. Mais en tant que médiateur, il ne m’appartient pas de les contraindre”, ajoute l’homme de loi.

L’avocat renseigne que certaines de ces jeunes filles sont maintenant mariées à des membres de Boko Haram. D’autres prises de peur ont tout simplement refusé de se libérer du joug des islamistes.

Ces jeunes filles au nombre de 270 ont été enlevées le 14 avril 2014 à Chibok, suscitant une émotion dans le monde entier. Une cinquantaine de jeunes filles avaient alors pu échapper à leurs ravisseurs très rapidement, d’autres ont été libérées au compte-goutte.

Aujourd’hui, on estime que 113 jeunes filles de Chibok sont toujours en captivité.

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