Le mois de Mai, dernier espoir pour sauver l’année scolaire

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Une issue heureuse pour l’année scolaire ! C’est le souhait des deux parties à savoir le gouvernement et les syndicalistes de l’enseignement. Mais, pour y arriver, les enseignants ont demandé à l’Etat d’avancer, au mois de mai, la date de paiement de la première tranche de leurs rappels. Une proposition qui pourrait sans nul doute les rassurer pour la suite de la mise en œuvre des autres accords qui tournent autour de 14 points.

En réunion hier, vendredi 6 mai 2016, le comité de suivi de la mise en œuvre des accords signés entre le gouvernement et les syndicats du secteur de l’éducation, a appelé les enseignants à renouer avec le dialogue. Selon la ministre de la fonction publique, de la rationalisation des effectifs et du renouveau du secteur public, Viviane Laure Bampassy : «c’est une réunion d’information afin d’apporter des éléments de réponses par rapport à leurs préoccupations.

L’Etat a respecté ces engagements sur les accords signés, nous tardons sur la mise en œuvre pour certains parce qu’il y a des procédures à respecter», a soutenu la ministre. Et d’avancer : « nous appelons les enseignants, dès lors que certains accords ont été évacués, de renouer le dialogue avec l’Etat». Pour les enseignants, il n’en est plus question de négociations sur les acquis. Mais sur les propositions émises par l’Etat, ils prennent acte et évalueront.

A cet effet, le Grand Cadre de Abdou Faty, soutient : « nous disons oui pour les rappels au mois de mai. Mais, pour la mise en solde des 10 mille agents, il faudra y réfléchir pour l’avenir». Et Abdoulaye Ndoye du Cusem d’ajouter : « nous avons fait des contre propositions. Et la proposition du mois de mai pour le démarrage du paiement des rappels entre dans ce cadre. L’Etat doit nous rassurer et pour se faire, il doit commencer par là».

Sur l’instabilité de l’école sénégalaise, le gouvernement et les syndicalistes continuent de se renvoyer la balle en s’accusant mutuellement. Si pour les enseignants, on parle de respecter leurs engagements, du côté de l’Etat, on s’offusque des lenteurs dans la mise en œuvre. « Nous ne pouvons pas, vous dire qu’au sortir de cette rencontre avec le gouvernement, nous allons surseoir à notre mot d’ordre pour ce qui concerne les grèves et débrayage déjà programmés. Il nous faut d’abord discuter et évaluer dans nos différentes bases. C’est après seulement que nous pourrons donner le mot d’ordre» a déclaré M. Ndoye. D’autres points ont aussi fait l’objet de débats dont la formation diplômante mais aussi les logements.

Soulignons que le ministre de l’éducation nationale, Serigne Mbaye Thiam et celui du travail, Mansour Sy, ont pris part à la rencontre.
sudonline.sn

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