Linguère : Les populations de Mboula réclament la revitalisation des vallées fossiles du Ferlo.

Elhaj Cheikh Mbengue, premier adjoint au maire de Mboula

Les populations du Djolof fondent tout un espoir sur la vallée du ferlo. Commencée en 1988 par l’ancien président de la République Abdou Diouf, la remise en eau est devenue effective en 1994. L’eau de la vallée venant de Keur Momar Sarr arrosait presque tout le royaume du Djolof, de Negué à Mbaye Awa, en passant par Mbeyene, Mboynane, Mboula, Mbeuleukhé, Kalossi, Yang Yang jusqu’à Dodji, a déclaré El hadji Cheikh Mbengue, premier adjoint au maire de la commune de Mboula.
La mort de la vallée du Ferlo.
L’euphorie de départ a vite tourné au cauchemar. Hélas, l’enthousiasme n’a duré que le temps d’une rose. Le cours d’eau de tous les rêves s’est brusquement asséché et a provoqué la nervosité, l’inquiétude, la déception et la tristesse au sein des éleveurs, agriculteurs et pécheurs, martèle monsieur Mbengue. Originaire de Xer, village riverain de la vallée du Ferlo, El hadj Cheikh Mbengue a la mémoire balafrée en rappelant, ‘’ jour après jour, les eaux de la vallée fossile se retirent et emportent avec elles tant d’espoirs’’. Il ajoute avec un brin d’amertume, que « nous vivons des désillusions comme la fin d’une série dans l’épisode le plus tragique.

Les avantages de la vallée du Ferlo.
En attendant la perspective incertaine de revoir l’écoulement des eaux apportant le poisson, les avantages de la vallée se passent de commentaires. A savoir la pêche, l agriculture, l’élevage et le maraichage faisaient partie du décor, qui constituaient les activités socio-économiques des habitants du Djoloff. Le rechargement de la nappe phréatique, le retour de la faune, la régénération de la flore, l’impact sur le micro-climat et l’exploitation du sel ont disparus avec le cours d’eau, a soutenu le responsable politique de l’Alliance Pour la République.
Le regard rouge des éleveurs.
Certes, les pêcheurs du Djolof ont durement ressenti l’assèchement de la vallée, mais les éleveurs aussi ont déjà trop mangé le pain noir. En effet, du fait des pannes récurrentes des forages qui croulent sous le poids de l’âge, le bétail paie un lourd tribu du fait de la disparition du cours d’eau. Et pour sauver la face, les éleveurs n’ont qu’une alternative, le nomadisme.
Ainsi, les habitants de Mboula, une commune située dans l’arrondissement de Yang Yang, ont en commun la même obsession. Partout, ils se demandent quand le cours d’eau recommencera t-il à arroser les terres de leurs agglomérations.
Toutefois les populations du Djolof ne perdent pas espoir qu’un jour le président de la république Macky Sall les aidera à retrouver le sourire en redonnant vie à la vallée du Ferlo, a conclu le premier adjoint au maire et porte-parole de la famille religieuse de Mboula, face à la presse locale.
La commune de Mboula célébrait ce weekend la 96e édition de son genou annuel, initié par Serigne Abdoulaye Mbengue, en 1920.
Mody Gor Diop correspondant Actuprime.

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