Alimentation en eau de Dakar: Des solutions durables à partir de Keur Momar Sarr et des Mamelles

Keur Momar Sarr et les Mamelles
Image d'illustration

Dans un communiqué, la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones), a annoncé la mise en place

prochaine de solutions durables, à l’exemple d’une troisième usine de traitement d’eau à Keur Momar Sarr (Kms3) et de la première unité de dessalement des Mamelles, pour renforcer la production en eau potable à Dakar.

La Sones a informé, dans un communiqué, que Dakar, à elle seule, consomme 70 % de la production d’eau potable sur l’ensemble de son périmètre. Cette courbe ascendante des besoins, illustre cette note d’information, s’explique par la croissance démographique, le développement de l’activité économique et l’extension de la ville vers les nouveaux Pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose. Une situation qui a eu à impacter sensiblement des quartiers hauts de Dakar et en bout de réseau, notamment Jean Jaurès, Niayes Tiocker, Sipres, Gentaba, Parcelles assainies, Nord Foire, Cpi, Cité Alternance, Scat Urbam, Grand Yoff, Liberté 6 Extension et Rufisque comme zone d’extension de Dakar.

C’est ainsi que, pour faire face à cette forte demande, la société de distribution d’eau a prévu, dans son agenda 2020-2021, la mise en œuvre de solutions durables à l’instar de la construction d’une troisième usine de traitement d’eau à Keur Momar Sarr (Kms3). Une option pour prévenir un déficit de l’ordre de 300.000 m3/j dans les vingt prochaines années. Il y a également en perspective la mise en place de la première unité de dessalement des Mamelles qui permettra, à l’horizon 2021, d’injecter respectivement 200.000 m3/j et 50.000 m3/j (extensible à 100.000) dans le réseau. En attendant, renseigne la note d’information de la Sones, le Sénégal s’est fixé un objectif intermédiaire de mobiliser des ressources additionnelles d’eau à partir du casier de Tassette, une zone potentiellement favorable à la réalisation d’une batterie de forages pouvant fournir un débit journalier de l’ordre de 20.000 à 30.000 m3/jour à partir de 2018.

Malgré les améliorations de la production, qui ont consisté à la mise en place de solutions immédiates, en particulier l’installation de forages (une trentaine depuis 2014), lesquelles infrastructures hydrauliques ont permis, selon le communiqué, d’augmenter la production en eau à Dakar de 4 %, on constate toujours des besoins supplémentaires de 30.000 m3/j à prendre en charge.

Selon le communiqué, ces mesures d’urgence vont être confortées, au plus tard en juin 2017, par les travaux de renforcement de réseaux dans les quartiers déficitaires, notamment aux Parcelles assainies et à Rufisque, les travaux de sectorisation et de pose d’appareils de régulation pour la gestion des flux d’eau et l’amélioration de la distribution dans le réseau, ainsi que la réalisation des conduites de transfert des eaux à partir des nouveaux forages vers les châteaux d’eau de Mbodiène, Pointe Sarène et Nguékhokh de capacités respectives de 2.000 m3, 1.500m3 et 1.100 m3, etc.

Marame Coumba SECK / le soleil.sn

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