Kédougou : Les leaders communautaires formés sur le fonctionnement de l’état civil.

Les maires, les chefs de village, les imams, les mouvements de jeunesse et les journalistes entre autres ont subi une formation sur l’état civil

, du mardi 4 au Samedi 8 juillet 2017, au CDEPS de Kédougou. Cette session de formation a été organisée par le Comité Départemental de Protection de l’Enfance (CDPE). L’ouverture de la session a été présidée par le préfet de Kédougou Moustapha Diaw. La formation a été assurée par les experts, dont le sous préfet de Fongolimby Abdoul Sy et de Bandafassi Mamadou Moustapha Thiandoum. Durant ces jours, les participants ont été gratifiés du thème : « fonctionnement de l’Etat civil ».
Les maires qui jouent le rôle d’officier d’Etat civil dans les communes rurales ont surtout saisi les différentes procédures pour déclarer un enfant à la naissance. Il en est ainsi du respect du délai normal de la déclaration qui est de 30 jours à partir de la naissance. Au-delà, c’est à dire dans les 15 jours qui suivent (délai de 45 jours au total), il sera fait ce qu’on appelle la dérogation, ont dit les formateurs. D’après eux toujours, si ce délai est dépassé jusqu’à un an, le parent sera tenu de faire une déclaration tardive. Au delà d’un an, il sera nécessaire d’établir ce qui est appelé le jugement.
Les formateurs ont aussi évoqué le cas des enfants trouvés ou nés hors mariage, qui méritent d’être déclarés à l’Etat civil. Dans ces cas, l’officier doit régler l’extrait en collaboration avec le juge d’instance et le procureur.
Le cas des enfants naturels n’a pas été en reste. Selon les sous préfets, tout enfant de parents étrangers né au Sénégal a le droit d’obtenir un extrait de naissance mais ne peut en aucun cas avoir la nationalité. Poursuivant les explications, les experts ont édifié les participants sur la naturalisation des étrangers. Pour être naturalisé de leur avis, il faudrait que l’étranger séjourne pendant dix ans dans le pays.Ensuite, une enquête de moralité suivra avec l’implication du ministère de la justice et des affaires étrangères du Sénégal.
D’autres sujets relatifs aux mariages et aux décès entre autres ont été passés au peigne fin par le sous préfet M. Thiandoum qui a montré aux bénéficiaires de la formation qu’il existe deux types de mariage. Le mariage constaté, qui se fait sans papier et le mariage célébré, avec papier de mariage. Selon lui, aucun mariage n’est valable sans papier de mariage.
Sur tous les documents, les formateurs ont longuement et largement insisté sur la prudence des officiers d’Etat civil, vu que la fraude peut facilement conduire en prison. Ils ont à cette occasion, éclairé la lanterne des citoyens sur la déclaration à la naissance qui est un acte gratuit que tout parent doit assurer à son enfant dès la naissance. Les formateurs ont laissé entendre que seule la vignette de l’extrait est payante entre 300F à 500F. Mais le volet 1 est offert gratuitement martèlent-ils.
Les experts en la matière, ont demandé aux chefs de village et aux imams d’aider les parents à recenser leurs enfants dans les cahiers de village dès le jour du baptême.
Les leaders communautaires ont salué l’organisation de cette formation pilotée par Mandiaye Diao, chef de service départemental de l’action social. Malgré la position négative de certains imams à déclarer les enfants hors mariage, ils sont enfin revenus sur leur décision, suite à une bonne explication des formateurs. Ils se sont tous engagés à relever le défi. Après avoir magnifié la formation, l’ensemble des membres du CDPE ont exhorté les autorités à un suivi afin qu’aucune naissance non déclarée ne puisse être constaté dans le département de Kédougou d’ici 2030.
CHEIKHOU KEITA : actuprime.com

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