Kédougou : l’extrémisme et l’émigration clandestine au cœur de la session multipartite de l’ONG Partners West Africa-Sénégal

A travers le projet « impliquer les jeunes et les femmes dans la prévention du recrutement par les réseaux extrémistes »

, l’ONG partners West Africa-Sénégal entend réduire les risques d’enrôlement des jeunes et des femmes par les réseaux extrémistes. L’atelier de partage s’est tenu le vendredi 4 octobre 2019 à Kédougou et les couches ciblées par le projet ont massivement répondu à l’appel.

Selon la responsable du programme manager à l’ONG Partners West Africa-Sénégal à travers le projet « impliquer les jeunes et les femmes dans la prévention du recrutement par les réseaux extrémistes » Khadija Sidibé, il s’agit des jeunes, des femmes mais aussi les leaders religieux, coutumiers et les forces de défense et de sécurité, pour mieux faire participer les populations à la lutte contre l’extrémisme et mieux les sensibiliser sur le phénomène de la migration.
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Le projet est financé par l’ambassade des Etats Unis au Sénégal, et l’étape de Kédougou consiste à tenir une session multipartite impliquant l’ensemble des acteurs susceptibles d’être utiles dans la lutte. Les régions concernées sont Tambacounda, Dakar, Kaolack, Sédhiou, Kolda et Kédougou.

Revenant sur le choix de Kédougou, la responsable du programme manager de l’ONG a laissé entendre que tout est parti des rapports des organismes internationaux et les faits relatés par la presse qui attestent que l’émigration clandestine irrégulière et le phénomène de radicalisation sont beaucoup plus accentués dans les régions de Tambacounda et de Kédougou.
Du coup, les participants ont eu droit à des travaux de groupe pour mieux comprendre les rôles qui leur sont dévolus dans la lutte: « avoir la culture de la dénonciation, avoir une collaboration saine avec les forces de défense et de sécurité mais surtout avoir confiance en elles entre autres » ont-ils suggéré.

Partant de ce constat, la responsable a mieux informé les participants.
« Aujourd’hui, le constat est que plusieurs sénégalais empruntent la voie de l’émigration irrégulière. D’après le rapport 2017 de l’OIM, le Sénégal a reçu 3023 refoulés dont 79 femmes et le taux de Kédougou et de Tambacounda est plus important » a-t-elle indiqué. Elle est, dans le même sillage, revenue sur les informations de l’AJMS (Association des Journalistes en Migration et Sécurité) du Sénégal, qui a enregistré 4300 jeunes, victimes d’émigration clandestine et de radicalisation.

C’est ainsi, qu’elle s’est réjoui du choix porté sur ces régions dont les jeunes seraient victimes de déficit d’emploi, le chômage qui est un problème malgré les efforts consentis par l’Etat du Sénégal mais aussi le mirage de l’eldorado entre autres.

La cérémonie de clôture a été présidée par l’adjoint au gouverneur chargé du développement Abou BA, qui a salué l’initiative du projet, tout en promettant l’accompagnement des autorités locales.
Cheikhou KEITA : actuprime.com
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