COVID-19 / Les frontières de Kédougou en alerte : 200 cas contacts guinéens en observation se sont échappés d’un centre de confinement à Labé

La population de la région de Kédougou a passé deux semaines avec la peur au ventre.

Une situation liée au cas du bus qui ralliait Kédougou le 21 mars dernier et qui contenait 51 personnes dont une dame expatriée arrêtée au niveau de Fatick et testée positive au covid-19 au centre de Touba.

En claire, parmi les 51 voyageurs, 6 ont été du coup retournés à Dakar, 2 ont continué en République de Guinée et 16 parmi les 43 voyageurs étaient supposés cas contacts dont 8 plus risqués isolés à Kédougou pour 14 jours de confinement au poste de santé de Ndiormi (quartier de Kédougou).

Ce qu’il faut retenir, exceptés les 8 cas confinés, les 35 autres étaient suivis à la maison par l’équipe cadre du centre de santé. Après 14 jours de confinement, les 8 confinés ont été également libérés et rentrés chez eux. Mais ce qu’il faut surtout noter c’est l’assistance sociale de l’équipe cadre composée de psychologues conseillers, de l’action sociale, des volontaires de la croix rouge et du groupe « Kédougou Assistance Médicale » des étudiants qui se sont tous activés dans l’accompagnement des cas contacts a fait savoir docteur Fodé Danfakha, médecin chef du district sanitaire de Kédougou.

Dans cette lancée, le médecin chef a aussi fait savoir que les 8 personnes qui étaient confinées pendant les 14 jours seront des ambassadeurs pour la sensibilisation dans le combat contre le coronavirus, tout en préservant leur anonymat comme recommandé par le ministère de la santé. Il a ainsi indiqué que toutes les personnes qui étaient sous surveillance ne présentent plus un signe de la maladie et qu’elles ne soient pas stigmatisées par la population a affirmé Dr Danfakha. Il demande plutôt à les aider dans la réinsertion sociale. « Ce n’est pas une maladie honteuse et que les gens sachent que ça peut attraper tout le monde » a martelé le médecin chef.

Autre fait révélé par le chef du district sanitaire, c’est le cas des 318 personnes supposées être des cas contacts en République sœur de Guinée Conakry, en confinement dans un centre à Labé. Selon lui, leurs collègues médecins de Labé les auraient informés de la disparition de 200 personnes parmi elles. Ainsi, Dr Danfakha appelle à la vigilance des populations pour signaler toute personne qui franchit les frontières ou qui arrive dans chaque localité. Il ajoute qu’un dispositif sécuritaire est assuré au niveau des frontières guinéenne et malienne avec la police des frontières et la gendarmerie.
Cheikhou KEITA / actuprime.com
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