Kédougou : des clubs de jeunes filles et les pairs éducateurs formés sur l’abandon des pratiques néfastes sur les enfants

Lutter contre les mutilations génitales féminines, les mariages d’enfants et les violences sexuelles,

c’est l’objectif de l’atelier régional organisé par le Centre Conseil des Adolescents (CCA), les 06 et 07 novembre 2021 à Kédougou.

Au total, 30 jeunes ont été formés dont quinze jeunes garçons tous des pairs éducateurs et quinze filles membres des clubs de jeunes filles venus des trois départements; Saraya, Salémata et Kédougou pour communiquer sur l’estime de soi, la protection des enfants et la communication sociale pour l’abandon des pratiques culturelles néfastes.
« Cette formation a eu lieu grâce à la convention signée entre le ministère de la jeunesse, l’UNICEF et le PPJ pour mieux communiquer sur la protection liée à la santé de l’enfant mais surtout pour abandonner les mutilations génitales féminines et les violences sexuelles exercées sur les enfants » a indiqué le Coordonnateur du Centre Conseil des Adolescents Babacar Sagna.

Selon lui, le rôle de ces jeunes sur le terrain c’est de prévenir sur les mariages d’enfants et lutter contre les mutilations génitales féminines et les violences sexuelles tout en tenant compte des réalités culturelles pour réussir la mission.
« Ces pratiques néfastes sont une réalité dans la région » dira M. Sagna. C’est pourquoi, il conseille la bonne information aux pairs éducateurs et aux jeunes filles des clubs pour réussir l’objectif.
« Les leaders constituent la cible principale pour abandonner ces pratiques néfastes » dit-il avant d’affirmer qu’un rapport de l’UNICEF a montré en 2016 que 45% des jeunes entre zéro et quinze ans sont victimes de ces phénomènes dans la région.

C’est pourquoi le Président du réseau des pairs éducateurs de la région Moussa Top a salué cette initiative du partenaire (l’UNICEF) pour le choix porté sur Kédougou. Il a dans cette optique laissé entendre qu’ « ils sont là pour nous aider à discuter pour un changement de comportements ». A en croire Moussa Top, les clubs des jeunes filles seront accompagnés sur le terrain par les pairs éducateurs qui sont au nombre de 200 dans la région afin de convaincre à abandonner ces pratiques néfastes.
Cheikhou KEITA
ActuPrime – La primeur et la valeur de l’information – Sénégal

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