A Kédougou: le CDPE (Comité Départemental de Protection de l’Enfance) évalue le Plan de Travail Annuel 2017

Réunion d'évaluation du CDPE de Kédougou

Du vendredi 22 au samedi 23 décembre 2017, les différents membres du CDPE de Kédougou

, à savoir les autorités administratives et sanitaires, les chefs coutumiers et religieux, les agents des services de l’AEMO et de l’Action Sociale, la SCOFI, les journalistes, les maires, entre autres se sont retrouvés pour partager ensemble les résultats des actions menées en 2017 en faveur de l’enfance.
Cette rencontre d’évaluation a pour objectif spécifique de mesurer le niveau de fonctionnement des CDPE dans les différentes zones d’enquêtes; la typologie des offres de services de protection de l’enfant délivrées par les CDPE mais aussi les rôles et responsabilités des partenaires de Save the Children (SCI), dans les CDPE concernés.

Au cours des deux jours d’atelier, les participants ont largement débattu sur la situation des enfants notamment sur l’Etat civil, qui est une question fondamentale pour la vie des enfants. Plusieurs activités ont eu lieu durant ces jours; la présentation des outils de capitalisation des données dans les CDPE, le rappel sur la coopération dans les CDPE, la revue du schéma intégré de protection, des échanges et discussion sur le schéma intégré, les travaux de groupe et identification des axes prioritaires mais aussi la présentation des résultats des travaux de groupe.

Dans le bilan, il est ressorti que 13.618 autorisations de jugement ont été faites dans la région et le département de Kédougou a, à lui seul enregistré 5.944 soit 90%. Intervenant sur le bilan des naissances le docteur Moussa Ndiaye, médecin chef du district a fait savoir que 2.736 enfants sont nés en 2016 et plus de 3.000 enregistrés dans les structures sanitaires en 2017.

Le conférencier de l’atelier présidé par le préfet est le président du tribunal de grandes instances Mamadou Aliou Diallo, qui est amplement revenu sur la déclaration des enfants dès la naissance. Selon lui, tout enfant né en territoire sénégalais mérite d’être déclaré à l’Etat civil mais ne peut bénéficier de la nationalité ayant des parents non sénégalais. Il s’est également exprimé sur le cas des enfants naturels ou non reconnus par leurs pères qui peuvent hériter le nom de famille de leurs mères sur la pièce d’Etat civil jusqu’à reconnaissance par le père biologique.

Le président du tribunal a exhorté les maires du département à redoubler d’effort pour la réglementation de l’Etat civil tout en y veillant avec acuité. Quant au préfet du département Moustapha Diaw, il a apprécié l’ensemble des efforts mis à contribution durant l’année 2017, pour l’amélioration des conditions de vie enfants.

L’ONG la lumière, KEOH, World Vision citées parmi tant d’autres par le préfet, a toutefois invité les chefs religieux et surtout les parents à donner un cachet important à la déclaration des enfants dès la naissance afin de remédier à la situation inquiétante dont vivent certains enfants. Le préfet a fait savoir tout de même que l’ensemble des membres du CDPE, va s’activer pour l’amélioration des conditions des enfants avant la journée de l’enfant africain qui est célébrée chaque 16 juin.
CHEIKHOU KEITA : www.actuprime. com
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