L’emprise de la France sur l’économie sénégalaise

La France dans l'économie sénégalaise
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Emprise de la France sur l’économie sénégalaise Hier comme aujourd’hui, la France occupe une place prépondérante

à tous les niveaux de notre souveraineté économique. Il suffit de jeter un coup d’œil sur la présence des entreprises françaises dans l’économie sénégalaise pour s’en convaincre. Total Eiffage, Sgbs, Orange, Auchan, Air France, Corsair, Bolloré et Necotrans. Du secteur des hydrocarbures aux banques, en passant par les télécommunications, la distribution, les transports aériens et maritimes. Cerise sur le gâteau, le colossal marché de 568 milliards de francs Cfa du Train Express Régional (Ter), l’emprise française sur le marché sénégalais n’est plus à démontrer.

Assiste-t-on aujourd’hui à une nouvelle forme de colonisation de la France au Sénégal ? En tout cas, tout porte à le croire, car on note de plus en plus une forte mainmise de la France dans l’économie sénégalaise. En effet, les industries françaises occupent la première place au Sénégal. D’ailleurs, un document du ministère des Affaires étrangères de la France intitulé : «La France et ses partenaires pays par pays : les échanges commerciaux entre la France et le Sénégal en 2013», montre que même si l’effritement des parts de marché de la France dans notre pays est une réalité, ce partenariat historique continue de dominer totalement l’économie nationale à travers plusieurs segments.

La France demeure, en effet, le premier investisseur au Sénégal avec un stock d’investissements directs étrangers (Ide) de 727 millions d’Euros (plus de 460 milliards de francs Cfa) en 2012, soit 40% des investissements étrangers. Les filiales d’entreprises françaises et entités de droit sénégalais détenues par des ressortissants français représentent près du quart du Pib et des recettes fiscales du Sénégal, selon ce rapport.

Cette emprise des entreprises françaises sur l’économie est illustrée, à titre d’exemple, par Eiffage qui comptabilise presque un siècle de présence au Sénégal, mais qui s’est surtout distinguée, ces dernières années, avec la gestion de l’autoroute à péage. On décompte en outre, au Sénégal, une centaine d’entreprises évoluant dans divers secteurs d’activités, notamment la banque (Bicis, Sgbs), les télécommunications (Atos, Orange), la distribution (Auchan, Casino, les transports aériens (Air France, Corsair) et les transports maritimes et logistiques (Bolloré et Necotrans au Port autonome de Dakar). Cerise sur le gâteau, le colossal marché de 568 milliards de F CFA du Train Express Régional (TER). Le groupe énergétique français ENGIE, en partenariat avec THALÉS construit, ALSTROM fournit les trains au nombre de quinze (15) en bi-mode (diesel /électrique) et la SNCF gère l’exploitation.

Cette prédominance française devrait se renforcer dans les années à venir avec la prochaine entrée en service de la mine de production de zircon détenue à 50% par le groupe Eramet. Dans le secteur des carrières, mines et industries notamment le ciment, la France entend aussi jouer les premiers rôles. Ainsi la société Vicat a repris en 1999 la cimenterie Sococim où elle a investi près de 200 millions d’Euros en 2007. Présent pour sa part au Sénégal avant l’indépendance, Total est le premier distributeur de carburant au Sénégal avec plus de 140 stations et gagne plus de 45% de parts de marché. Le groupe français dispose également des parts dans Senstock, société de stockage des hydrocarbures et dans la Société africaine de raffinage (Sar).
sudonline.sn
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