La FAO pour un engagement politique et des investissements pour l’autosuffisance en riz de l’Afrique

La FAO et la production de riz en Afrique

Dakar abrite jusqu’au 28 septembre prochain, une conférence ministérielle sur le riz.

Une occasion pour Abebe Haile-Gabriel, responsable du programme régional de la Fao pour l’Afrique d’inviter les gouvernements du continent à un engagement politique et des investissements pour réduire les factures d’importation de cette céréale.

La seule option pour répondre à l’augmentation rapide de la demande de consommation de riz en Afrique, estimée à environ 5,5% par an, et atteindre l’autosuffisance en riz et réduire les factures d’importation de riz, est de maintenir des niveaux plus élevés de production de riz et de productivité. C’est l’un des sujets les plus critiques abordés lors de la Conférence ministérielle de haut niveau sur le riz à Dakar, au Sénégal.
Dans un communiqué, on apprend que les pays africains ont importé environ 36% de leurs besoins en riz en 2015, totalisant plus de 4 milliards USD par an.
Aujourd’hui, précise la même source, plus de la moitié des 43 pays producteurs de riz en Afrique sont des importateurs de riz, avec des niveaux variant entre 10% et 93%, a déclaré Abebe Haile-Gabriel, responsable du programme régional de la Fao pour l’Afrique. S’exprimant lors de la conférence, il a appelé les pays africains à s’engager, à créer et à appliquer rigoureusement des politiques favorables à l’autosuffisance en riz et à soutenir la croissance de l’industrie africaine du riz. Cette action, a-t-il ajouté, aide à réduire de manière significative le risque de crises alimentaires et à contribuer à l’atteinte de l’objectif Faim Zéro.

«Nous avons besoin d’engagements politiques et d’investissements des secteurs public et privé et nous devons nous concentrer sur au moins trois domaines prioritaires: améliorer les systèmes de semences de riz et les intrants agricoles associés; développer les technologies et les innovations rizicoles et vulgariser la mécanisation à petite échelle», a-t-il souligné.

Les fonctionnaires de la Fao ont fait l’éloge des pays qui ont réussi à accroître leur production de riz grâce au leadership des gouvernements, qui ont déployé des efforts pour mettre en œuvre des politiques, stratégies et mécanismes institutionnels appropriés et adéquats.
« La Fao est optimiste sur le fait que le renforcement du leadership et les investissements accrus des gouvernements africains dans le secteur du riz contribueraient à atteindre une autosuffisance en riz durable et à créer des emplois rémunérateurs pour les jeunes et les femmes tout au long de la chaîne de valeur du riz ». a ajouté Abebe Haile-Gabriel.

«Par exemple, les plates-formes nationales de riz ont facilité les investissements et la coordination efficace de plusieurs parties prenantes dans le secteur du riz et ont joué un rôle important dans la réforme de la politique rizicole, a-t-il souligné.
Adou Faye : lejecos.com
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