L’ex-président Lula ne s’est pas rendu à la justice brésilienne

L'ex-président Lula ne s'est pas rendu à la justice
L'ex-président Lula

L’ex-président Lula ne s’est pas, à l’heure actuelle, rendu à la justice brésilienne

qui demande son placement en détention afin qu’il purge sa peine de douze ans et un mois pour corruption. Selon Reuters, il négocie avec la police fédérale.

Condamné à purger une peine de douze ans et un mois de prison pour corruption, l’ex-président du Brésil Luis Inacio Lula da Silva ne s’est pas présenté aux autorités avant l’expiration du délai qu’un juge lui avait fixé, vendredi 6 avril.

En tête des intentions de vote pour la présidentielle d’octobre, Luiz Inacio Lula da Silva, 72 ans, était censé se rendre au siège de la police fédérale de Curitiba, dans le sud du Brésil, à 17 h heure locale (20 h GMT), mais il est resté retranché au milieu de milliers de partisans à plus de 400 km de là, au siège du syndicat des métallurgistes de Sao Bernardo do Campo, près de Sao Paulo.

Selon Reuters, qui cite une source anonyme, l’ex-président négocie avec la police fédérale son placement en détention.

Rejet de tous les recours

Jeudi 5 avril dans la soirée, son ennemi intime, le juge anticorruption Sergio Moro, en poste à Curitiba, a pris tout le monde de court avec l’émission d’un mandat de dépôt, que la plupart des observateurs n’attendaient que pour la semaine prochaine.

La Cour suprême avait rejeté dans la nuit de mercredi à jeudi une demande d’habeas corpus qui aurait permis à l’ancien chef de l’État (2003-2010), de rester en liberté jusqu’à l’épuisement de tous les recours.

Ses avocats ont présenté vendredi un nouveau recours devant le Tribunal supérieur de justice (STJ) pour éviter son emprisonnement, mais cette énième requête a été rejetée à une demi-heure du délai fixé par le juge Moro pour qu’il se présente aux autorités. Sa défense a également sollicité l’intervention de la Commission des droits de l’Homme de l’ONU pour qu’elle fasse pression sur le gouvernement brésilien afin d’empêcher son incarcération.

Ancien métallo ayant connu une fabuleuse ascension jusqu’à la présidence du Brésil, Lula a été condamné pour avoir reçu un triplex en bord de mer de la part d’une entreprise du BTP en échange de faveurs dans l’obtention de marchés publics.

Situation ubuesque : Lula peut même faire campagne une fois derrière les barreaux. Et ce même si la loi de « Ficha Limpa » (casier vierge) le rend en théorie inéligible au vu de sa condamnation en appel. Mais sa candidature ne sera analysée officiellement qu’en septembre par la justice électorale et ses avocats ont l’intention de multiplier les recours d’ici là.

france24.com avec AFP et Reuters
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