Le Dr Cheikh Oumar Ba milite pour la levée des barrières afin de réussir l’intégration de l’UEMOA

Le président du Comité exécutif du Réseau Think Tank Uemoa, Dr Cheikh Oumar Ba milite pour une levée des barrières

qui empêchent la réussite de l’intégration dans l’espace communautaire. Il l’a fait savoir dans un panel « Accélération des réformes communautaires portant sur la libre circulation des personnes et du droit d’établissement » organisé à Ouagadougou du 7 au 9 octobre dernier.

Le panel de haut niveau autour du thème « Accélération des réformes communautaires portant sur la libre circulation des personnes et du droit d’établissement » a été un des temps forts du forum organisé à Ouagadougou par la Commission de l’Uemoa portant sur «Uemoa, 25 ans, ensemble relevons le défi de la libre circulation des personnes et des biens dans un espaces communautaire sécurisé ». Une occasion pour le Dr Cheikh Oumar Ba, de faire un plaidoyer pour la levée des barrières afin que l’intégration soit réussie dans l’espace Uemoa.

Selon le Dr Ba, le dialogue entre les parties prenantes doit être fondé sur des évidences scientifiques, si l’on souhaite qu’il soit objectivable et durable, souligne-t-il dans sa communication. «Conscient du rôle que la recherche devrait jouer pour apporter sa contribution à la consolidation des acquis et
aux propositions d’innovation à travers la concertation et le dialogue pour des politiques inclusives et ayant un impact positif sur les populations destinataires des politiques publiques Il affirme par ailleurs, que le thème du forum résume bien les défis à relever par notre communauté, qui est principalement celui de la libre circulation des personnes et des biens dans un espace communautaire sécurisé.

En plus des défis déjà identifiés, en terme d’insécurité dans le Sahel, d’emploi des jeunes, du faible niveau de commerce intracommunautaire, il a mis l’accent sur la question d’effectivité de la libre circulation des personnes et des biens et comment contribuer à l’accélération des réformes communautaires portant sur la libre circulations des personnes et du droit d’établissement.

Le président du Comité exécutif du Réseau Think Tank Uemoa soutient que le renforcement des barrages dits de sécurité augmente les barrières de contrôle et limite du coup la libre circulation des personnes et des biens.

«Comme vous les organisateurs l’avaient mentionné, l’idéal d’une intégration régionale réussie, suppose la levée des barrières qui s’opposent à la mobilité des facteurs de production et à la fluidité des échanges. Or, en dépit des acquis réels qui existent en terme d’intégration sous régionale, nous notons pour nous en désoler la multitude de barrières qui limitent les échanges intracommunautaires », a indiqué M. Ba. A titre d’exemple, a-t-il dit, les tracasseries dont l’observatoire des pratiques anormales (Opa) souligne à juste titre, l’impact négatif sur les échanges intracommunautaires, relève 39 postes, soit en moyenne 4 poste aux 100 km, là où il aurait fallu seulement trois : un au départ, à la frontière et à l’arrivée à destination.

Une recherche en cours réalisée par Ipar, sous la coordination scientifique du Pr Aly Tandian et Mme Mariama K. Sow, fournit des résultats qui confirment en documentant les tracasseries notées sur les routes avec la multiplication des postes de contrôle.

En effet, malgré les efforts fournis à travers l’adoption des textes relatifs à libre circulation des personnes et des biens dans l’espace Cedeao, l’application effective fait encore défaut. A titre d’exemple, plusieurs migrants et personnes en mobilités interrogés dans le cadre de ce projet le confirment : 36% estiment avoir été victime de tracasserie en traversant les frontières dans l’espace Cedeao et 13% n’ont pas voulu répondre à la question.
Ismaila BA / lejecos.com
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