Diourbel : « Jaber laisse une dette de 54 milliards à la Suneor » (DG)

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Abass Jaber n’a pas investi un seul franc au niveau de la Seib de Diourbel où les machines sont à l’arrêt faute de renouvellement des installations et de matière première. En visitant l’usine de Diourbel, le directeur général de la Suneor a pu remarquer l’étendue de la tâche qui l’attend. Il a annoncé le changement de nom et de révéler que les créances de la Suneor sont de 54 milliards.

Pape Dieng a réservé sa 1ère visite à l’usine Suneor de Diourbel. Sur place, il a constaté une entreprise avec des installations vétustes et ne répondant plus aux normes. Flanqué du président du Conseil d’administration, Pape Dieng s’est rendu compte que les années de privatisation n’ont été que désastre pour cette entreprise qui aujourd’hui, vit des difficultés criardes. Son directeur Cheikh Fall a exposé à pape Dieng et aux autres membres de la délégation la situation. Il s’agit, dira Cheikh Fall, «de la vétusté des lignes de conditionnement, non-fonctionnalité des unités qui fabriquent l’huile, le vinaigre, l’eau de javel, le manque de source d’énergie puissante et fiable». La Seib de Diourbel doit à la caisse de sécurité sociale la somme de 9 millions 928 mille 164 francs Cfa. Elle doit aussi à des prestataires plus de 15 millions de francs Cfa. «Depuis six mois, nous n’avons pas reçu de chèques. Les gardiens sont à 13 mois sans salaire», souffle sous anonymat un prestataire.
A Diourbel, Pape Dieng a rencontré des travailleurs qui sont restés quinze années sans pouvoir bénéficier de contrat. Parlant de la situation de la Suneor qui vient d’être renationalisée, Pape Dieng a dressé un tableau sombre. «L’entreprise a une dette de 54 milliards, la perte sur le capital est de 17 milliards», déclare pape Dieng, qui devra aussi s’attaquer, comme il l’a souligné, à la fraude qui occasionne des pertes considérables à l’entreprise. Pour réussir le challenge, il dit compter avant sur les compétences de l’entreprise mais aussi et surtout sur la vente d’une partie du patrimoine foncier qui se trouve à Dakar. Ainsi, confiera le nouveau patron de la Suneor : «4,5 ha seront vendus pour renflouer les caisses de l’entreprise qui croule sous le poids de la dette.» A Diourbel, il a annoncé que le nom de l’entreprise va changer.
Présent à la rencontre, Yous­soupha Diallo, le président du Conseil d’administration, a ex­horté les travailleurs à tout faire pour redresser la barre. Il justifiera son propos par le fait que «l’entreprise n’a plus de fonds propres. Tout est urgence».
badiallo@lequotidien.sn

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