Chute du prix du baril de pétrole : Moussa Touré exige la baisse du prix du carburant

L’ancien ministre des Finances Moussa Touré appelle l’Etat du Sénégal à baisser le prix du carburant une nouvelle fois, car le le coût du baril a chuté jusqu’à prés de 40 dollars. Pour le président du Parti citoyen pour l’éthique et la transparence/ Jarigne Sama Rew (Cet/Jsr), il devient impératif de faire baisser de 100 à 150 francs le prix du litre de carburant.

Après une première baisse, en décembre 2014, du prix du carburant qui est passé de 889 Fcfa à 795 Fcf pour le litre de super (soit une baisse de 94 Fcfa); de 792 F à 690 F le prix du litre de gasoil, suite à une chute du prix du baril de 120 dollars à 80 dollars, Moussa Touré exige une nouvelle baisse des prix. Pour lui, il faut que l’Etat «arrête de pomper les Sénégalais» car le prix du baril du pétrole a encore chuté de près de 40 dollars américains.

Pour lui, depuis la première diminution des prix «le cours du pétrole brut n’a cessé de baisser et coûte actuellement un peu plus de 40 US $ le baril sur le marché de New York».

Compte tenu de cette chute continue des cours du pétrole sur le marché mondial, «aujourd’hui, il devient impératif que le gouvernement procède de nouveau à une baisse significative de 100 à 150 francs sur le prix à la pompe du litre de ces produits, ce qui ne compromettrait nullement l’abondement du Fonds de Sécurisation des Importations de Produits Pétroliers (Fsipp)».

L’Etat ponctionne 45 milliards sur les Sénégalais en refusant la baisse Selon le président du Parti citoyen pour l’éthique et la transparence/ Jarigne Sama Rew (Cet/Jsr), «maintenir le statu quo serait injuste et malhonnête, antisocial et antiéconomique à plus d’un titre». Donnant des arguments techniques, l’ancien président de la Commission de l’Uemoa explique qu’à l’état actuel des choses, si l’on considère le volume des importations officielles cumulées d’essence super et de gasoil en 2014, soit 443 339 tonnes, c’est la somme colossale d’environ 45 milliards de francs, que l’Etat ponctionne annuellement sur les Sénégalais en refusant une baisse de 100 francs par litre de ces produits.

Au moment où le Pse tient lieu de bréviaire pour le pouvoir en place, indique Moussa Touré, «c’est saper gravement la compétitivité de notre économie que de maintenir les carburants et l’électricité (dont les combustibles constituent un poste important dans le coût), à des niveaux plus élevés que partout ailleurs».

«Dans un pays où la demande sociale est si forte, baisser le coût des carburants, c’est baisser le coût des transports, c’est faciliter la mobilité ; baisser le prix de l’électricité et du gaz, c’est alléger un lourd fardeau pour les foyers modestes», argumente M. Touré.

LES PRIX MOINS CHERS DANS LA SOUS REGION

Faisant une comparaison des prix avec les pays de la sous région, Moussa Touré demande d’en finir avec l’exception sénégalaise qui fait que notre pays, qui a une situation privilégiée en termes d’importation, a les prix les plus chers en carburant dans la zone. Au Sénégal, le prix du litre super est de 795 francs et celui du litre de gasoil est à 690 francs au moment où en Côte d’Ivoire, ils sont respectivement à 715 francs et entre 615 et 650 francs ; au Bénin à 710 francs et 550 francs ; au Burkina Faso les prix du litre du super est à 682 francs et celui du gasoil est à 606 francs. Au Mali, ces prix sont à 750 francs pour le litre de super et à 650 francs pour le gasoil ; au Niger, ces prix sont respectivement à 540 francs et à 530 francs et au Togo de 592 francs pour le super et 638 francs Cfa pour le gasoil.

L’As / seneplus.com

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.