« La Campagne de chimio-prévention du Paludisme Saisonnier (CPS) de la région médicale de Kédougou a été un succès à 91% » (Docteur)

Le premier passage de la campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS) s’est déroulé du 1er au 5 Août 2017.

« A Kédougou, l’objectif attendu était de 80%, mais à l’issue de la campagne la réussite a atteint les 91% », a indiqué le médecin chef de région, le docteur Cheikh Sadibou Senghor. A son avis, « la campagne CPS a été un long processus et dans ce processus il y a le volet communication qui est extrêmement important», a-t-il dit en marge de la réunion bilan tenue le vendredi 11 Août 2017 à l’auberge Thomas Sankara de Kédougou. A l’occasion, le régional a rappelé les résultats obtenus dans les trois districts de la région après la campagne. « Au terme du premier passage de la CPS, 41.000 enfants ont été traités, Salémata a enregistré un taux de 90% d’enfants traités, Kédougou 89% et Saraya 94% » a dit le médecin chef de la région.
Selon lui, le district de Kédougou a fait des fora qui ont permis de recueillir l’ensemble des informations. Tous les acteurs, les crieurs publics, les comités de santé, les relais, les « badiénou gokh », les délégués de quartier, les imams entre autres, ont contribué à la réussite, a fait savoir Docteur Senghor. « En tout cas, ça nous a permis d’atteindre le maximum d’enfants » a-t-il avancé
Le médecin chef a rappelé que la campagne nationale de la CPS fait partie d’une stratégie complémentaire dans le cadre de la prise en charge du paludisme. « On a observé que pendant l’hivernage, beaucoup d’enfants sont malades de paludisme dont des cas graves, qui ont pu bénéficier des TDR. Les moustiquaires imprégnées sont aussi au niveau des structures sanitaires et on ne demande que 500f pour en obtenir. Il y a eu une communication poussée », a-t-il laissé entendre.
A cet effet, il a lancé un plaidoyer pour ne plus avoir de cas de refus, surtout de la part des parents qui sont réticents à la CPS.
Selon lui, beaucoup plus efforts seront faits à la campagne prochaine. Il est revenu sur les difficultés rencontrées à ce premier passage comme le relief souvent accidenté qui ne facilite pas l’accès de certains lieux, l’éloignement des habitations, le déficit de relais, et la non participation de certains comités de santé dans les communes. « Je crois que les maires de ces localités doivent comprendre que c’est dans l’intérêt des populations», a-t-il poursuivi.
« La situation des relais, nous y sommes, c’est un volet incontournable dans cette campagne et on est en train d’y réfléchir pour voir comment améliorer leur situation, même s’il faut les maintenir et trouver la façon de les rémunérer de façon continue », a affirmé le médecin chef de région.
Cheikhou KEITA : actuprime.com

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