Les requêtes de financement seront lancées la semaine prochaine, pour la relance du chemin de fer Dakar-Bamako

La relance du chemin de fer Dakar-Bamako
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Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a annoncé que les requêtes de financement

de la relance du chemin de fer Dakar-Bamako vont partir dès la semaine prochaine. Il présidait, hier, le lancement de la nouvelle vision stratégique 2019-2023 du Port autonome de Dakar (Pad).

Le projet de relance du chemin de fer Dakar-Bamako devrait franchir une nouvelle étape, dans les jours à venir, si l’on se fie au ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ qui présidait la cérémonie de lancement de la nouvelle vision stratégique 2019-2023, du Port autonome de Dakar (Pad). Sur une préoccupation émise par le Dg du Port, Ababacar Sedikh Bèye, relative au démarrage des travaux du train Dakar-Bamako, le ministre donne des assurances : « Le chef de l’Etat a instruit, de manière ferme, que ce projet du chemin de fer soit engagé au plus vite. Je puis dire, aujourd’hui, que la Banque mondiale et l’Agence française de développement (Afd) sont disposés à financer ces projets et les requêtes de financement partiront dès cette semaine », a révélé Amadou Bâ.

Il faut, selon lui, veiller à un traitement direct des contraintes liées au risque de congestion, faciliter davantage un accès sécurisé, interconnecter les infrastructures et surveiller les coûts, l’efficacité et la fiabilité de la logistique du fret. En effet, cette assurance du ministre sur le financement du chemin de fer fait suite à une interpellation du Dg du port de Dakar. M. Bèye estime que l’axe ferroviaire Dakar-Bamako devrait se faire très rapidement.

Une nouvelle vision axée sur la performance
A ce titre, il rassure que le port de Dakar est disposé et prêt à s’y engager. « Dans les 12 prochains mois, si nous avons le feu vert, nous pourrons faire siffler le train Dakar-Bamako », a déclaré Ababacar Sedikh Bèye. D’après lui, le trafic du Mali représente 17 à 18% du volume de trafic du port de Dakar. Il y a 5 ans, rappelle-t-il, 75% de ce trafic partait par le train. « Aujourd’hui, c’est 0% ; l’essentiel se passe sur la route. Ce train est un élément de compétitivité vital. Dans un an, si l’on ne fait pas siffler le train, le Pad pourrait perdre à jamais ses 70% de trafic qu’il a sur le Mali », prévient le Dg du Pad.

L’année 2017 s’est achevée avec un chiffre d’affaires de plus de 49 milliards de FCfa pour un trafic de 18,248 millions de tonnes, selon le Pad. Considérant ces éléments, une nouvelle vision pour l’horizon 2019-2023, axée sur la performance et l’innovation devait être définie. En ce sens, est enclenché un processus inclusif s’appuyant sur une démarche « participative » à l’endroit des opérateurs évoluant au sein de la plateforme portuaire de Dakar. « Le changement de paradigme qui va s’opérer avec l’érection prochaine de nouveaux ports, ceux de Bargny-Sendou et de Ndayane, nous dicte une nouvelle approche basée sur l’inclusion, la concertation et la confiance », a soutenu le Dg du Pad.

Abdou DIAW / lesoleil.sn
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