Energies renouvelables : La centrale solaire de 20 MW de Malicounda bientôt livrée

Le directeur général de la Senelec a visité, hier, les chantiers de la centrale solaire photovoltaïque de Malicounda pour voir l’état d’avancement des travaux. Selon Mouhamadou Makhtar Cissé, cette unité qui produira, d’ici à la fin de l’année, 20 mégawatts, impactera 9.000 foyers.

Cette visite du directeur général de la Senelec, accompagné du directeur de l’Office national de l’électricité, d’eau potable du Maroc, a permis de voir l’état d’avancement des travaux, dont la réalisation a été confiée au Groupe Solaria. Selon le Pdg de cette entreprise, Paolo Regano, ce projet a été divisé en deux phases pour vérifier que toutes les conditions étaient réunies, mais aussi pour éviter d’éventuelles erreurs.

Selon lui, des retours positifs ont été notés. Aujourd’hui, a-t-il assuré, cette centrale dispose de 11 mégawatts et livre, depuis un mois, de l’énergie à la Senelec. À l’en croire, la livraison de la centrale est prévue pour décembre. « D’ici à 15 jours, on va réaliser toutes les infrastructures nécessaires, les panneaux photovoltaïques et les câblages nécessaires qui permettront la production d’énergie », a-t-il assuré, tout en saluant la participation de la mairie au capital social à hauteur de 5 %.

À terme, cette centrale sera connectée au réseau électrique de la Senelec via le poste de Malicounda et aura un productible annuel estimé à 36 GWh, soit la consommation de 9.000 concessions.

Mouhamadou Makhtar Cissé a ainsi remercié le maire de Malicounda ainsi que l’équipe technique de la société italienne Solare Group. Ce parc, a-t-il dit, participe à la mise en œuvre d’un schéma directeur qui a été arrêté sur l’impulsion du président de la République, Macky Sall, qui a instruit le ministère de l’Énergie et la Senelec de travailler sur la promotion du mix énergétique, en diversifiant les sources de production.

« Malgré le barrage de Manantali qui nous fournit 10 % de notre production actuelle, nous demeurons très dépendants des importations du fuel », a-t-il fait savoir.

Selon lui, la diversification du parc est en marche à travers d’autres sources thermiques, notamment le charbon. « Nous construisons une centrale à charbon à Sendou que nous pensons inaugurer en 2018, au plus tard, nous avons des parcs solaires qui, petit à petit, se mettent en place sur l’ensemble du territoire national », a-t-il indiqué. Le coût d’investissement de ce projet est de 22 milliards de FCfa et le plus important, selon lui, est que cette entreprise est en train d’investir sur fonds propres, avec un partenariat à travers la présence de la mairie de Malicounda dans le capital de cette société. « Si l’on y ajoute les actions, qui seront déployées dans la Rse sur le périmètre de la commune et ses environs, c’est un partenariat gagnant qui est en train de se dessiner et un partenariat intelligent, le maire et les promoteurs essaieront de trouver des points d’équilibre pour que le développement puisse se dérouler dans les meilleures conditions au bénéfice des populations », a-t-il dit.

Samba Oumar FALL

Centrale solaire de Bokhol : Le président Macky Sall annoncé pour l’inauguration, le 22 octobre
En dehors de la centrale de Malicounda, plusieurs autres projets sont déroulés sur l’ensemble du territoire national. Il s’agit, entre autres, de la centrale solaire photovoltaïque de 20 mégawatts de Bokhol. Selon le directeur général de la Senelec, Mouhamadou Makhtar Cissé, l’inauguration est prévue en fin octobre 2016. Selon lui, le président Macky Sall est même annoncé le 22 octobre pour inaugurer cette centrale. M. Cissé a annoncé d’autres projets à savoir la centrale solaire photovoltaïque de 29 mégawatts de Médina Dakhar, prévue en 2018, celle de Santhiou Mekhé, qui va arriver en décembre avec ses 30 mégawatts, celle de Kahone en 2018 avec ses 20 mégawatts.

« Si l’on fait le total, c’est 120 mégawatts de solaire qui seront injectés d’ici à 2018 dans le réseau de Senelec ; ce qui représente, aujourd’hui, le cinquième de la production de la Senelec », a-t-il relevé. L’objectif au départ, selon lui, c’était d’avoir 20 %, au moins, de renouvelables. « On est au-delà de ce chiffre et c’est bon de l’annoncer à la veille de la conférence internationale, à savoir la Cop 22 qui va se tenir au Maroc », a-t-il indiqué. Il s’y ajoute, selon lui, le parc éolien en construction à Taïba Ndiaye, dans la région de Thiès, qui permettra de produire 50 mégawatts en trois phases, précisément en 2018, 2019 et 2020 ; ce qui fera 150 mégawatts d’énergie éolienne sur ce site. Selon lui, malgré le fait que la couverture universelle dans l’urbain n’est pas encore à 100 %, on peut noter que l’autonomie en termes de production est atteinte. « En termes de production, nous pouvons couvrir l’ensemble du territoire. C’est le développement des réseaux qu’il faut encourager pour que cette énergie, quand elle est produite, qu’on puisse la transporter et la distribuer sur l’ensemble du territoire », a fait savoir le Dg de la Senelec.

S’agissant du mode de financement de ce projet, Mouhamadou Makhtar Cissé a relevé que c’est un projet de producteurs indépendants d’énergie. Avec le montage financier de la centrale de Bokhol, a-t-il indiqué, 43 % de la valeur ajoutée va revenir au Sénégal et aux Sénégalais.

S.O.FALL / lesoleil.sn

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